‹ À la recherche d'une religion civileChapitre 46 sur 75 · I. Moniteur du ii novembre · texte numérisé non relu

I. Moniteur du ii novembre

ne parait pas que ces publications aient produit l'effet moral qu'on semblait en attendre. Thirion avouait, en 1795, qu'on avait trop abusé du « mot vertu. Parlons moins de vertu et de liberté, disait-il, et soyons plus libres et plus vertueux* ». Cet avis fut mal compris, car quatre années plus tard, au conseil des Cinq-Cents, Sherlok croyait devoir citer le mot de Montaigne :

Nous savons décliner vertu y si nous ne savons r aimer '. Jamais en effet le mot vertu n'avait été plus souvent décliné que pendant la Révolution ; mais bien que ceux qui posaient alors les règles de la vertu fussent des moralistes accommodants, bien que Villars pût s'écrier avec tous les disciples de Rousseau, dans la séance du 25 vendémiaire an IV : « Le peuple est toujours bon, toujours juste, toujours ami des principes, » les yeux les plus exercés avaient de

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