‹ À la recherche d'une religion civileChapitre 59 sur 75 · Voy. Moniteur dvi i8 dtk:enil>re · texte numérisé non relu

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du calendrier avait conçu respérance.

Nous avons vu les institutions morales de la Révolution appelées à comparaître devant ce tribunal redoutable. L'esprit des Français s'y est donné pleine carrière.

Nous avons vu, selon l'expression de Fabre d'Eglantine, les écrits, les chansons, les allusions, les plaisanteries, les caricatures, les satires, les pasquinades, l'ironie, le sarcasme s'abattre comme une pluie d'orage sur le système de fêtes que la Révolution avait couvé avec tant d'amour.

Toutes les formes de l'attaque, toutes les fantaisies de l'imagination, toutes les ressources d'une verve, ravivée chaque jour par de nouvelles sottises ont concouru à renverser les étais factices que tant de cerveaux creux avaient rêvé de donner aux mœurs. Le ridicule, que Fabrô d'Eglantine présentait comme une arme terrible en France, a coulé à pleins bords.

La fête de l'opinion qui, dans sa pensée,

(levait chasser « les abus et les usurpations de toute espèce », vient, en effet, de balayer les conceptions grotesques que nous avons vues défiler dans ce récit, et à Tépoque qui nous occupe, en 1800, elles paraissent enterrées assez profondément sous une triple couche de ridicule pour rendre toute résurrection impossible.

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