‹ A la recherche de la vérité révélée [microforme]Chapitre 11 sur 51 · M DAT EN SON ER PARMRRAEET DA TT SARERS DEAR S TEEN · texte numérisé non relu

M DAT EN SON ER PARMRRAEET DA TT SARERS DEAR S TEEN

sans nous dissimuler, toutefois, les inconvénients qu’il y aurait de multiplier ainsi des dogmes et des préceptes contradictoires. Mais il n’en est rien. Le Dieu qui est le principe et le terme de la religion ne saurait être multiple ; la multiplicité lui répugne, nous le savons, comme l’imperfection elle-même.

Si encore, les hommes qui sont les sujets soumis à un culte religieux étaient divisés en es- Pèces ou natures différentes : que les uns fus-

sent, je demande pardon au lecteur de m’exprimer ainsi, chevaux, chiens, poissons ou singes,

tout en ayant je ne sais quel simulacre d’humanité, il y aurait peut-être lieu de leur donner des cultes en rappor: avec leurs aspirations naturelles. ‘Mais non, malgré les différences, de race, de couleur et de nationalité, la nature humaine e.. ‘a même pour tous les hommes, sans en excepter les plus affreux spécimens ou les plus brillants sujets de notre espèce.

Enfin, si, malgré l’unité de Dieu et de notre nature, il avait plu à la Providence d’assigner aux humains différentes fins ou destinées ; que les uns fussent sujets à la mort et les autres immortels ; qu’il y eût au-delà de cette vie un paradis dans Mars ; un autre dans Jupiter ; un troisième dans la lune. *, ayant chacun son bonheur approprié ; on pourrait encore admettre, absolument parlant, différentes croyances,

au moins dans la partie préceptive, qui auraient pour effet de nous conduire à l’une ou à l’autre de ces récompenses, ou, tout simplement, de nous faire entrer dans la glorieuse association des immortels ; mais, encore une fois, non ; les choses n’ont pas été disposées de la sorte. La fin de l’homme, ici-bas et dans l’autre vie, e:t la même pour tous. Elle consiste à connaître, à aimer Dieu et à procurer sa gloire ; elle nous donne en retour la perfection morale et le bonheur relatif en cette vie, et, de l’autre côté de la tumbe, elle nous convie à posséder Dieu par la claire vue de ses perfections.

Voilà notre partage à tous,à moins que nous ne préférions marcher à rebours en suivant librement la voie dangereuse des passions.

Il n’y a donc pas de place sur la terre pour plusieurs religions Une seule doit suffire.

D'autant plus que le culte divin ne contient pas ‘eulement des préceptes imposés à la volonté de l’homme, mais aussi des dogmes qu’il faut croire,

Il est convenable, en effet,et même nécessaire, que l'humanité, qui est gouvernée par les préceptes divins, soit aussi éclairée sur les grands problèmes qui la concernent ; qu’elle sache à quoi s’en tenir sur Dieu, {sur ses rapports avec lui, son origine, sa destinée et sur les moyens ‘d'atteindre cette destinée.

tn ee eeniinsreisnn

tree re berar se

(C’est pourquoi toutes les religions ont des dogmes, et c’est pourquoi aussi il est impossible d'admettre la multiplicité des cultes religieux.

Il est très facile d'établir l’unité dogmatique de la religion par la simple notion de la vérité.

Cette Jernière se définit : « L’adéquation de l'esprit à la chose connue.” C'est-à-dire que l’on est censé posséder une idée, former un jugement ou tirer une conclusion qui soient conformes à la vérité quand l’idée, le jugement ou la conclusion sont absolument d'accord avec la chose conue, jugée et décidée.

De là, il résulte que la vérité, en sa qualité de mesure intellectuelle, est “une ” comme l’essence même des choses. Elle est immuable en dépit des changements qui se produisent dans le monde, et, si l'esprit de l’homme peut la découvrir, où mieux l’appréhender, il.ne saurait la plier aux caprices de la volonté, encore moins aux exigences des passions.

Seulement, il n’est pas toujours facile de connaître la vérité, et les sciences humaines qui n'ont pour guide que les seules lumières de la raison ne sont que trop souvent sujettes à l’erreur,

Il n’en est pas ainsi de la religion : venant de Dieu et menant à Dieu, elle doit posséder la vérité pleine et entière.

Ainsi donc, je suis en droit de conclure que la religion véritable est une comme la vérité.

Elle ne peut se contredire dans ses dogmes.

Immuable comme la vérité, elle doit avoir le même “ credo ’’chez tous les peuples du monde, exiger la même profession de foi de tous les individus et promener en quelque sorte ses divins enseignements à travers les siècles, sans éprouver la moindre altération.

Où est donc cette religion ainsi basée sur la vérité À

Nous le verrons plus tard. En attendant, je conclus à l'unité morale ct dogmatique du véritable culte religieux.

Cependant, s’il ne nous est pas encore permis, conformément au plan que nous nous sommes assigné, de désigner la religion privilégiée qui seule entre toutes possède l’unité doctrinale et morale, nous ne pouvons, d’un autre côté, nous empêcher de jeter un regard attristé sur le proestantisme, ce corps gigantesque qui a subi toutes les transformations depuis qu’il est sorti du cerveau de Luther.

Semblable au navire désemparé que la main du pilote a cessé de guider, il est allé, ballotté par la vague, poussé par tous les vents, se briser contre tous les écueils et s’émietter, en quelque

sorte, en une infinité de sectes qui, semblables à Ô .

de véritables épaves, couvrent maintenant la mer agitée de ce monde.

Page 1