‹ A la recherche de la vérité révélée [microforme]Chapitre 36 sur 51 · TO ET · texte numérisé non relu

TO ET

216 ra DIVINITÉ DU CHRISTIANISME

Seigneur descendit du ciel et vint renverser lu picrre, et ‘s’assit dessus. Son visage était comme l'éclair, et ses vêtements comme la neige. Les gardes en furent tellement saisis de frayeur qu’ils devinrent comme morts. Mais l’ange s’adressant aux femmes leur dit : Pour vous, ne craignez point ; car je sais que vous cherchez Jésus qui a été crucifié : I] n’est point ici il est resuscité comme il l'avait dit.” (1) 11 leur ordonna en même temps d’aller annoncer la grande nouvelle de la résurrection de Jésus aux apôtres, Quand aux gardes, dès qu’ils purent se relever, ils revinrent à la ville et racontèrent aux princes des prêtres tont ce qui s’était passé. Ceux-ci leur donnèrent une grande somme d’argent pour acheter leur silence.

Voilà le fait de la résurrection tel qu’il est raconté par St Mathieu.

Et, qu'on n’aille pas croire que c’est une histoire inventée à plaisir par des disciples enthou:siastes qui ont pris leur désir pour une réalité. Non, jamais évènement historique ne fut mieux prouvé que celui-là.

Il y a d’abord cette pierre du sépulcre renversée tout à coup par une force mystérieuse ; les gardes terrassés et mis en fuite ; l'apparition d’un personnage surhumain qui annonce aux saintes femmes la résurrection de Jésus ; le tom-

(1) Math, Cap. 18.

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beau ne renfermant plus qu’un linceul ; Je Christ lui-même qui se présente à Marie Madeline, et ensuite à ses Compagnes Marie, mère de Jacques et Solomé, qui leur parle et leur confie Un message pour les apôtres réunis au Cénacle, et, enfin, l’incrédulité de ces derniers qui prennent pour du délire ce que les messagères du Christ leur annoncent, excluant ainsi tout soupcn de fourberie de leur part. Puis, les évèncments se précipitent; le jour même de la mystérieuse disparition du corps du Christ, St Pierre revenant du sépulcre et deux autres disciples allant à Emmaïüs voient Jésus, lui parlent et croient à sa glorieuse résurrection.

Le soir . : cette mémorable journée, les ap5tres réunis dans une salle dont les portes sont: soigneusement fermées, peut-être au moment ou ils écoutent avec étonnement le récit de leur chef ou la narration si touchante des disciples. d'Emmaüs, les apôtres, dis-je, aperçoivent tout à coup au milieu d’eux leur divin maître qui leur donne sa Paix, mange à leurs yeux ce qu'ils lui apportent, leur montre ses blessures et

leur accorde le Pouvoir divin de la rémission des péchés,

Huit jours plus tard, nouvelle apparition au

même endroit, en présence des mêmes personnaes et, en plus, de St Thomas, demeuré incré-

ule qui, pour être COnV:.:1cu, veut voir de ses

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J'eux et toucher de ses mains les plaies du divin crucifié,

Après cela, le théâtre des apparitions change; Jésus, qu’on peut appelé le vainqueur de la mort, continue à se manifester en Gallilée et, tout particulièrement, sur les bords du lac de Tibériades qui avait été le témoin de ses nombreux miracles ÿ il y renouvelle la pèche miraculeuse, confère à St Pierre la primauté de son Eglise et, sur le sommet d’une montagne, en présence de plus de cinq cents témoins qui ke voient et l’adorent, il prononce cette parole qui a retenti à travets les siècles : “ Allez, enseignez les nations, les baptisant au nom du Père et du Fils et du St Esprit.”

Enfin, revenus à J érusalem, les disciples du Christ en grand nombre contemplent une dernière fois leur maître bien-nimé sorti de son tombeau depuis quarante jours. Tous croient en lui et reçoivent avec une sainte avidité ses derniers enseignements plus solennels et plus efficaces que jamais, Ils l’entendent qui promet de leur envoyer lEsprit-Saint, et, s'étant rendus avec lui de l’autre côté du Cedron sur le sommet de la montagne des Oliviers, ils se prosternent à ses pieds et reçoivent sa bénédiction.

C’est à ce moment que le Christ, ayant la main levée pour bénir, s'élève en haut plein de puissance et de majesté. |

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Eperdus, ils le suivent du regard, quand une nuée leur dérobe Ja vue du Fils de Dieu qui va Prendre dans je ciel, comme homme, la première place à la droite de son Père.

Cette preuve de la résurrection de Jésus- Christ est complète, Aussi, n'est-il pas étonnant que le tombeau du Christ soit devenu le roc inébranlable sur lequel s’appuic la foi du chrétien, Désormais, les apôtres iront aux extrémités du monde proclamer la divinité du Sauveur, parcequ’ils ont été les témoins de sa résurrection glorieuse, Quand les puissances de la terre voudront leur fermer la bouche, ils répondront avec St Pierre : “I] vaut mieux obéir à Dieu qu'aux hommes.” Les persécutions et la mort les trouveront invincibles dans leur croyance, Que disje. sur Je point d’expirer, en proie aux plus cruelles tortures, ils se tourneront avec joie et confiance vers le Christ ressuscité qui règne làhaut dans le ciel et qui sera lui-même leur récompense,

De pareils témoins sont dignes de foi et, malgré le scepticisme de la libre pensée, la parole de Pascal, si profonde et si vraie, reçoit encore ici son application. “ Je crois des témoins qui se font égorger.”

Aussi, l'affirmation apostolique touchant Ja résurrection, trouve-t-elle un écho merveilleux dans les âmes, dès les Premiers temps. Des mil-

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liers et des milliers d'individus de tont âge, de tout sexe et de toute condition, convertis au christianisme, vont répétant que le Christ est vraiment Dieu parcequ’il est ressuscité. Cette profession de foi, ils la redisent devant leurs juges transformés en bourreaux ; et trois sièccles durant, vingt millions de martyrs viennent ainsi co: roborer de leur sang le témoignage des apôtres.

La foi au Christ sorti vivant de son tombeau va grandis:nt d’âge en âge, de siècle en siècle ; dans les contrées barbares comme dans les villes les mieux policées ; chez le pauvre et chez le riche ; sous l’humble toit de chaume comme sous les lambris dorés ; dans les grandes basiliques, aü milieu de pompeuses cérémonies, aussi bien que dans les fameuses universités qui abritent le génie ; et, partout, de toutes les générations humaines qui, semblables à des flots tumultueux, déferlent depuis dix-neuf siècles, sur les rives éternelles ; de tous les coins du globe, s'échappe le même cri de foi victorieuse :

“Christus vincit, Christus regnat, Christus im-

perat ” ! Le Christ a vaincu, le Christ règne, le Christ commande en souverain !

Agenouillés à vos pieds, Ô Jésus, nous n’hésitons plus à reconnaître dans votre personne adorable, le Sauveur du monde, le Messie entrevu par les prophètes, le grand roi qui règne dans

les cieux et que l'univers reconnait pour son créateur. Oui, vous êtes vraiment Dieu, et malgré les cris discordants de limpiété, nor: vous adressons nos hommages et nos adoration: Vitre religion est divine puisqu'elle vient de vous et, désormais, dans nos recherches de la vérité ré- Vélée, nous nous en tiendrons au Christianisme implanté Par vous sur Ja terre.

Mais comme il nous reste à localiser le précieux dépôt de la révélation, nous allons,

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