‹ A la recherche de la vérité révélée [microforme]Chapitre 47 sur 51 · ERREURS · texte numérisé non relu

ERREURS

ms uns

RE NE PRENER UE SAME RETE LAN -naeErep ur

216 L'ÉGLISE CATHULIQUE

La loi de la filiation veut que le dernier re jeton d’une race puisse remonter à ses ancêtres par une série de générations ascendantes qui vont du dernier anneau de la chaîne familiale à la première souche, sans lacune ni interruption, Où serait la divine filiation du christianisme si, comme l’ont prétendu les protestants, il avait fallu attendre seize siècles, la naissance de la société religieuse qui a le Christ pour auteur ?

Ne serions-nous pas en droit de nier à Jésus- Christ une paternité aussi tardive ?

Evidemment, le protestantisme n’est pas légitime, puisqu'il ne peut montrer son certificat de naissance ; mais la véritable Eglise de Jésus- Christ doit posséder cette pièce justificative qui, à toutes les époques de son histoire, fournit une réponse victorieuse à ceux qui lui posent la délicate question de la jurisprudence : “ Qui es-tu et d’où viens-tu ? ” Ce document important pour quiconque n’est pas un intrus, un usurpateur ou....., je tais le mot par convenance, est pour l'Eglise de Jésus-Christ : son apostolicité.

Jésus-Christ a voulu que toutes les générations humaines pussent se rattacher à lui par une chaîne bien visible ; que sa mémoire vécut sur la terre par un monument reconnu pour son œuvre ; que sa descendance spirituelle, en un

Aussi voyons-nous dans l’épitre de St. Paul aux Ephésiens, que l'Eglise de Jésus-Christ est semblable à un édifice qui repose sur les douze Comme sur un fondement, alors que Jésus en est la pierre angulaire, Et, Pour montrer qu’elle doit rester apostolique dans le cours des siècles, il hjoute que cette construction merveilleuse doit croître et s'élever tout en reétant immobile sur sa base : Puisque vous êtes édifiés sur le fondemenc des apôtres et des prophètes, et unis à Jésus-Christ, qui est lui-même Ja principale pierre de l'angle, sur lequel tout l'édifice étant posé s'élève et s’accroît dans ses Proportions et sa symétrie, pour être un temple consacré au Seigneur, (1)

L’apôtre St. Jean, dans sa vision de la Jérusalem céleste, qui est l'Eglise triomphante, nous montre aussi le signe de l’apostolicité dans l'épouse du Christ devenue immortelle.

“Venez et je vous montrerai 1 l’Agneau Pour époux, et il me montra Jérusalem, la ville sainte, qui descendait qu ciel ve-

nant de Dieu... Et la muraille avait douze Te

(1) Eph., II, 20.

"Epouse qui a

fondements sur lesquels étaient écrits le nom des douze apôtres de l’Agneau. ( 1)

Cette apostolicité d’origine, qui suppose celle de succession, pourrait déjà nous suffire, à la rigueur, pour établir la quatrième note de l'Eglise chrétienne ; Mais, afin de compléter notre démonstration, nous allons brièvement Prouver que le ministère apostolique doit se transmetrre d’âge en âge, à une succession ininterrompue de pasteurs qui se lègucront les uns aux autres l’immortel héritage des compagnons de Jésus.

Et, d’abord, sachons que le Christ ne parle Jamais en vain. Sa parole toute puissante a créé le monde. “ Zpse dixit et facla sunt, ipse mandavit el creata sunt. ”

Or, quand il s'adresse à ses apôtres pour leur coufier la mission de prêcher et de baptiser ; quand il les envoie, comme lui-même a été envoyé par son Père, il ajoute ces paroles : “Voici que je suis avec vous jusqu’à la consommation des siècles.”

Les douze sont des hommes mortels ; avant la fin du premier siècle de l’ère chrétienne, ils auront disparu. Comment le Sauveur pourra-t-il les accompagner dans leur mission apostolique jusqu’à la fin des temps ? Le sens des paroles divines est évident. Les apôtres mourront, sans

ns

(1) Appoc., XXI,

doute, et s’en iront recueillir le prix de leurs

travaux dans le ciel où Jésus les attend ; Mais,

avant de rendre le dernier soupir, ils transmettront à d’autres les pouvoirs €& pourront ainsi se survivre dans leurs successeurs jusqu’à Ja Consommation des siècles.

Il est également certain que la primauté de Pierre est instituée Pour subsister aussi longtemps que l’Eglise dont elle est la pierre fondamentale ; d’autant plus que, suivant l’expres sion du Sauveur, les puissances de l'enfer, malgré leurs assauts réitérés, ne prévaudront jamais contre elle.

Ce jamais dans la bouche de Jésus est grand comme la rédemption du monde ; il embrasse tous les siècles qui vont suivre et dépasse la courte existence de Simon, fils de J can.

La protection promise, au lieu de s’arrêter à

cette vague fugitive qui est l’homme, si grand et si saint qu’il soit, couvre de son ombre l’immortelle la succession des pontifes qui viendront s'asseoir sur la chaire de Pierre, assurant ainsi à l'humanité régénérée un Organe pernanent de la vérité révélée, un sujet de l’antorité spirituelle et souveraine toujours debout malgré les révo lutions et les bouleversements sociaux.

Ainsi, c’est entendu, en outre de l’unité et de la sainteté, la véritable Eglise de Jésus-Christ Porte deux autres marques qui devront la faire reconnaître à travers les âges.

et la mission reçus

ee

QE TE PE oies

Sr ira

Lot

Paraissez devant nous, sectes dissidentes, schismatiques ou hérédiques qui, depuis des siècles, osez vous prévaloir d’une origine chrétienne, et montrez-nous ces deux notes de l’universalité et de l’apostolicité !

Universelles ? vous ne l’êtes pas, car le règne du Czar des Russies combiné de celui du Sultan, malgré le vaste territoire où ces monarques étendent leur domination, ne saurait prétendre à l’universalité.

La religion de Jésus-Christ serait donc à l’étroit dans l’orthodoxie des Grecs qui, du reste, se trouve plus ou moins rétrécie par le croissant de Mahomet.

Vous n'êtes pas universels, non plus, sectateurs de Lather,malgré la puissance britannique qui vous couvre de sa protection, malgré la notable portion da l’'Europé qui vous appartient ; car, pour accoler quelque part une inscription, une marque, un signe, surtout celui de la catholicité, il faut un sujet qui subsiste ; et, puisqu'il est question d’une société religieuse, il faut un corps social constitué, distinct, ayant au moins la forme d’une association déterminée.

Or, le protestantisme n’est rien de tout cela. Il existe à l’état nuageux, et, comme ces vapeurs qui flottent dans les airs, il obéit au caprice de tous les vents, prend toutes les formes, se colore de toutes les teintes, passant du clair au sombre,

du pourpre au lilas-tendre, pour devenir incolore ou gris-terne, quand il n’a pas l'aspect sinistre d’un ciel chargé d’orages !

Quoi qu’il en soit, ce caméléon religieux déroute l’analyse, écarte tont examen sérieux.

On n’a jamais su positivement en quoi consistait la religion réformée. Elk nie beaucoup, affirme peu ; et ce peu que professent ses adeptes d’aujourd’hui sera nié catégoriquement Par les protestants de demain.

On sait avec quelle ardeur les ministres protestants, qui désirent se signaler à l’attention de leurs ouailles, donnent dans la nouveauté doctrinale, et font tous les jours des découvertes dans la Bible qui feraient sécher de dépit les plus fervents disciples de Luther qui, du vivant de leur maître, avaient déjà renversé toutes ses conceptions religieuses, pour y substituer leurs Propres théories !

Retranchez aux protestants leurs accusations contre les papistes, que leur restera-t-il pour les unir sur un terrain commun ? La Bible ? Non.

Le principe du libre examen cest essentiellement dissolvant, et, tout précieux que soit le livre divin, quand il est aux mains de gens qui l’interprètent à leur manière, sans un tribunal supérieur pour en déterminer le sens, il devient, comme le code de nos lois confié à des gens peu

instruits, ou, encore, comme un jouet au pou-

Page 1