‹ A LamartineChapitre 17 sur 27 · BERGUES · texte numérisé non relu

BERGUES

Le canal a noué d'un souple ruban clair. D'arbre en arbre et d'écluse en écluse, verdures De la plaine agricole, ombre et vives toitures Des villages flamands épars jusqu'à la mer.

m LAMARTINE

Un long mugissement emplit chaque pâture ; Les rouets des cordiers dorment... La ville a l'air De respirer le vent lourd de houblon amer Et les rouges oeillets fleuris à sa ceinture.

L'héraldique lion au faîte du beffroi,

Là-bas, comme un veilleur du repos et du droit,

Héraut d'or oublié dresse sa vigilance.

Bergues, rêveuse assise au bord de lentes eaux, Tu penches, les beaux soirs de lune, sur les eaux, La figure émouvante et douce du silence.

Un autre sonnet de M. Georges Audigier, ancien député de l'Oise, fait écho au premier :

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