‹ A LamartineChapitre 3 sur 27 · TROIS SONNETS LIMINAIRES · texte numérisé non relu

TROIS SONNETS LIMINAIRES

UAnge nourri de pleurs plus doux que la rosée Ouvre son aile large et monte dans Vazur; Les rayons du soleil colorent son front pur Et ses cheveux légers comme ceux de la fée.

Il voit, dans sa puissante et calme traversée^ Le mont étincelant, le lac frais, le champ mûr, Et, quand Vombre du soir rend son domaine obscur, Il laisse retentir Vhymne de sa pensée.

Le rossignol se tait quand s'élève ce chant

Et la source aperçoit comme un astre, la Lyre,

Qui réfléchit son feu sur les ondes d'argent.

Pour conserver Vécho du céleste délire^

Lamartine est assis sur le bord du vallon,

Et VAnge, pour lui seul, est plus beau qu' Apollon.

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