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L AIR DE MER

- .n. Z . \f "''' '" rapproche donc autant que

possible de l'air idéal. Le malheur est qu'à bord de! navires, si l'on peut en général se flatter de trouver sur le ^pont un air excellent, il n'en est pas tout à fait de même dans les salons et les cabines. Sous prétexte qu'il est toujours aisé de se procurer de Tair parfait en venan. le resprer dehors, on ne se préoccupe pas suffisamment de la ventilation intérieure. L'espace cubique attribué à chaque passager est presque toujours insuffisant, spélement pour les malades et les convalescents: dans cerams navires, les mauvaises odeurs qui se dégagent de foyers d'infection plus ou moins mystérieux sont pénibles et dégoûtantes au suprême degré. Les steamers sont, a cet égard, infiniment au-dessous des navires à voile. Où ce genre d'inconvénients est presque inconnu Il est clair que le passager bien portant, verni à bord uniquement dans le but dWiver le plus tôt possible à sa destination, peut prendre aisément son parti de ces misères ; il supporte patiemment la mauvaise ventilation du salon, 1 atmosphère étouffante d'une cabine où quatre dormeurs s'entassent dans un espace que personne ne songerait à terre à attribuer à un seul. Mais le malade ou celui qui vie.t redemander à l'air de mer un supplément de forces, ne saurait faire bon marché de ces mauvaises conditions. Ils s'exposent à y perdre précisément les avantages qu'ils espéraient retirer d'un voya^^e en 3lein Océan. On ne saurait donc se montrer trop difficile 3ure choix des navires de convalescence et trop insister ^ur eur aménagement intérieur. L'air de mer n'a d'autre inahte que sa pureté. Neutralisez cette qualité, et il levient absolument inutile d'aller la chercher au large

On pourrait faire des observations analogues sur la manière dont on entend l'alimentation à bord des navires. Quelle que soit la latitude, quelle que soit la température, il est rare que le nombre des repas ou les menus ne soient pas les mêmes. C'est là une erreur cardinale. 11 est évident que la nature, la composition et la fréquence des repas devraient toujours être appropriées au climat, à la dépense de forces que subissent les passagers et à toutes les autres conditions complexes du problème. Au total, on peut dire que l'art d'aller chercher la santé en pleine mer est encore dans l'enfance.

Mœurs financières d'outre-Manche.

Le Cliambers's Journal donne sur la manière dont se forment habituellement les Sociétés financières du Royaume-Uni des détails curieux et qui peuvent aider à expliquer la crise présente. On savait déjà que les restrictions légales à la constitution des compagnies sont à peu près nulles sur le marché britannique; le premier venu peut y émettre des actions d une livre et môme d'un shilling, si bon lui semble, sans fournir aucune garantie. Ce qu'on sait moins, c'est que lesdites compagnies peuvent se former, en Angleterre, littéralemenl sans mettre au jeu un penny d'avances préalables.

Il existe, dans la Cité de Londres, une classe nom breuse de gens qui s'institulaient autrefois « Promo teurs de Compagnies », mais qui ont adopté dans ce dernières années le titre plus sonore d'Agents finan ciers. Supposons qu'un de ces honorables personnage

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