A FER N AN CABALLERO
O le divin récit, l’Exemple attendrissant :
Pour le dire à mon tour, prêtez-moi votre accent.
Un pauvre petit pâtre avait perdu sa mère,
Et pour elle il priait, à genoux sur la terre,
LE PETIT PÂTPiE.
Demandant au Seigneur que parmi les élus Il voulût recevoir celle qui n’était plus.
Car le prêtre avait ait : 11 faut que par la flamme. Avant d’aller à Dieu, se rachète son âme.
Or, un soir que l’enfant retournait au logis Et que de tant pleurer ses yeux étaient rougis,
Une âme, eu son chemin, venant du purgatoire, Apparut et lui dit : — Ta mère est dans la gloire.
Et l’enfant tout saisi d’entendre cette voix Fit, en s’agenouillant, un grand signe de croix.
Et l’àme reprenant : — Mais ces belles prières, Mais ces tendres soupirs, mais ces larmes amères.
Ta mère étant au ciel, ne serviront à rien ; je les prendrais pour moi, si tu le voulais bien.
— Je le veux bien, dit-il, et dans la nuit obscure, Il vit monter sans bruit comme une clarté pure,
Et Pierre, en souriant, de son beau paradis A l’àme inattendue ouvrir les saints parvis.