‹ A mes amis de tous paysChapitre 7 sur 15 · EN REVENANT DE PUERTO SANTA MARIA · texte numérisé non relu

EN REVENANT DE PUERTO SANTA MARIA

Ah! parlez, mes amis, interrogez sans crainte... Mais ne voyez- vous pas à mon air, à ma voix, Qu’elle vit, qu’elle m’aime, et que la Vierge sainte De son plus doux regard m’a souri cette fois?

San Luear, juillet 1866.

L'ANGELUS AU BOTANICO

Nous allions courbés sur le champ de maïs.

Avec uu bruit joyeux rompant les blonds épis,

Et parfois de la vigne à demi vendangée Détachant une grappe aussitôt partagée.

Lorsque, à travers les pins, arriva jusqu’à nous L’appel de Y Angélus aux tintements si doux ;

24 L’ANGELUS Aü BOTANICO.

Le moine au doux parler se redressa sur l’aire.

Et, les yeux sur le ciel, commença la prière,

Et tous de notre place à sa voix répondant,

Les paroles de l’Ange allèrent s’achevant.

Et lorsque tout fut dit, chacun, d’un bon visage Saluant son voisin, se remit à l’ouvrage.

Espagne, pauvre Espagne! hélas! de tes cités La Vierge a détourné ses regards irrités,

Elle qui t’aimait tant, et qui dans tes familles A doté de son nom presque toutes tes tilles.

Mais hier, lorsqu’à l’heure, où par tous les sentiers Pâtres et vignerons regagnaient leurs sentiers,

Nous demandions au Dieu qui frappe mais pardonne De ramener vers toi celle qui t’abandonne,

Son ombre, au bruit des voix que la brise berçait, Sur ce champ de maïs-souriante passait.

L'ANGELUS AU BOTAMCO.

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