‹ à mes prêtres [microforme] (volume 2)Chapitre 22 sur 23 · Les pauvres · texte numérisé non relu

Les pauvres

Sans refuser aux riches la considération qui leur est due, vous devez vous souvenir que les meilleures fibres de votre cœur doivent être réservées à l’indigent. Quand on a pour épouse dame fortune, on compte beaucoup d’amis ; lorsqu'on a pour compagne la pauvreté, on ne peut compter que sur l'amitié du prêtre et de ceux dont l’âme est trempée dans la même piété et la même foi.

Là-dessus comme sur tout le reste, suivez l’exemple du Divin Maître. Jésus a aimé les pauvres. Non seuleraent il

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les a honorés en revêtant lui-même les livrées de la pauvreté dans sa naissance, sa vie et sa mort, mais ils ont toujours occupé la première place dans son esprit, son cœur et ses bénédictions.

Regardez donc les pauvres, les malheureux comme la portion prévilégiée de votre troupeau ; aimez-les sincèrement, traitez-les toujours avec respect et assistez-les de tout veere pouvoir, surtout les pauvres honteux.

Vous rappellerez souvent aux fidèles lé précepte divin de ’aumône ; vous exciterez la générosité des personnes aisfes. Vous serez les premiers dans toutes les œuvres de charité, les premiers à visiter les réduits où se cache la misère. C’est bien à vous que doit s’adresser le prophète quand il dit : Tibi derelictus est pauper. Puissiez-vous passer votre vie à mériter cette récompense promise à celui qui a été : oculus cæco, spes claudo ! Venite, benedicti Patris mei, possidele paratum vobis regnum ; esurivi el dedistis mühi manducare, sitivi et dedistis müihi bibere, nudus et cooperuislis me.

Quel bien vous ferez alors ! Quelle consolation vous goûterez ; car

“ rien n’est meill:sr à l'âme Que de faire une âme moins triste. ”

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