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CHAPITRE DEUXIÈME

Messe des Catéchumènes

Le prêtre va alors réciter V Introït qui exprime ordinairement et avec un étonnant relief l'objet et le but de la fête, le trait saillant du saint. Il fait naturellement penser aux cris et aux soupirs des anciens patriarches qui attendaient la venue du Messie. Nous sommes plus heureux que les justes de l'ancienne, loi ; à chaque messe le Messie descend pour nous sur l'autel et il renouvelle le sacrifice qui nous a rachetés.

On donne le nom d'Introït à cette prière parce qu'elle est le commencement, le début, l'ouverture des prières proprement dites de la messe dont le psaume Judica, le confiteor et l'aufer a nobis ne sont en quelque sorte que la préface.

Avant de dire le Gloria in excelsis qui est le chant sublime du triomphe et de la Rédemption, le célébrant dit le Kyrie, la prière la plus expressive et la plus touchante ; neuf fois, il expose sa misère, neuf fois il fait encore appel à la miséricorde infinie du Très Haut, neuf fois il fait monter au ciel ce cri de détresse et de souffrances : Ayez pitié de nous. On peut reconnaître dans cette répétition le langage d'un cœur qui désire vivement et qui espère ce qu il désire.

Ayez pitié de nous. L'aveugle criait ces mots de toutes ses forces au bord du chemin de Jéricho où passait Jésus, Fils de David. Les dix lépreux les répétaient aussi pour implorer la bonté du Sauveur. La chananéenne s'en servait pour obtenir la guérison de sa fille. Il n'y a pas de supplication qui aille plus sûrement au cœur de Celui qui met la miséricorde au premier rang de ses attributs : cujus proprium est misereri semper

et parcere, il n'en est pas de plus brève, ni qui traduise plus vivement la véhémence de nos désirs et notre absolue dépendance devant Dieu.

Kyrie eleison, ayez pitié de nous, dit trois fois le célébrant à Dieu le Père ; vous êtes notre Créateur ; ayez pitié de l'ouvrage de vos mains. Vous êtes notre providence, veillez sur nos personnes et sur nos biens. Vous êtes le rémunérateur des bonnes et des mauvaises œuvres, ne nous condamnez pas pour nos péchés.

Christe eleison, ayez pitié de nous, dit-il trois fois à Dieu le Fils. Vous nous avez rachetés sur la croix, ne laissez pas périr ceux qui vous ont coûté le tout sang de vos veines. Vous continuez d'être notre prêtre à l'autel et vous voulez nous y associer, n'ayez pas égard à notre indignité.

Kyrie eleison, ayez pitié de nous, dit-il au Saint Esprit. Vous êtes notre sanctificateur ; consumez dans notre âme tout ce qui en dépare la sainteté ; vous êtes la lumière, dissipez les ténèbres de notre esprit ; vous êtes notre force, venez au service de notre faiblesse.

Aussi longtemps que nous serons dans cette vallée de larmes il n'est pas pour nous de prière plus nécessaire et plus naturelle que le Kyrie eleison, ce cri du cœur, cette demande de pardon au Dieu trois fois saint, plein de tendresse et rempli de miséricorde.

Cette formule : " ayez pitié de nous, Seigneur ", est très fréquente dans la Sainte Ecriture ; elle doit être pour nous comme de ces simples mais ardentes prières qui comme des flèches montent droit au cœur du Très Haut.

Cette prière est aussi une excellente introduction au Gloria qui la suit. La pensée de la générosité de Dieu à notre égard nous excite à lui exprimer notre reconnaissance, à bénir son saint nom, à faire éclater notre joie par le beau cantique dont les premiers mots appartiennent aux célestes concerts.

Jésus va renouveler à l'autel l'immolation du Calvaire. Ah ! Dieu si beau, si grand et infiniment au-dessus de nous ; on ne peut plus dire qu'il est au-dessus de toute louange, major omni lande. Il n'est pas au-dessus de l'hommage qui va monter vers

lui du fond d'un calice plein du sang de Jésus. Cet hommage est celui d'un Dieu qui s'adresse à son égal.

Le prêtre a donc raison, au commencement de la messe, de dire : Gloire à Dieu au plus haut des deux et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté. Oui, cet autel, c'est de la gloire ; ce calice, c'est de la gloire pour Dieu ; mais c'est aussi de la paix pour la terre. 0 Salutaris Hostia.

Ce chant de louange à Dieu a retenti dans les airs au-dessus de l'étable de Bethléem. Cette bonne nouvelle que les ministres célestes annonçaient aux hommes, pendant que, sur la paille de la crèche vagissait l'Enfant-Dieu qui venait pacifier par son sang tout ce qu'il y a dans le ciel et sur la terre (Col. 1, 23), le prêtre, ambassadeur de Dieu le redit aux hommes après les supplications du Kyrie.

Laudamus Te, nous vous louons, nous proclamons à haute voix votre puissance et votre majesté sans limites, votre miséricorde éternelle, votre incommensurable sainteté.

Benedicimus Te, nous vous bénissons, vous qui êtes la source de tous les biens et de toutes les grâces que nous recevons du ciel. Nous vous présentons l'action de grâces qui vous est due pour vos bienfaits.

Adoramus Te, nous vous adorons avec les esprits bienheureux dont nous empruntons le langage et bientôt nous vous adorerons avec votre Divin Fils incarné et sacrifié, votre seul digne adorateur.

Glorificamus Te, nous vous glorifions et nous désirons procurer à tout prix votre gloire.

Aussi nous vous rendons grâces, gratias agimus tibi, nous vous remercions surtout de nous avoir donné votre Divin Fils, puisque en lui et par lui vous nous donné tous les biens.

Et vous, ô Seigneur, qui êtes assis à la droite du Père, qui sedes ad dexteram Patris, vos grandeurs ne vous font pas oublier votre bonté compatissante, vous pensez à nous au milieu de vos splendeurs et votre infinie béatitude ne vous rend pas insensible à nos misères. Aussi nous vous supplions d'avoir pitié de nous, vous qui êtes le seul Saint, le seul Seigneur, le seul Très Haut avec le Saint Esprit dans la gloire de Dieu le Père. Suscipe

deprecationem nostram, Tu solus Sanctus, tu soins Dominus, tu solus Altissimus, Jesu Christe, cum Spiritu sancto, in gloria Dei Patris.

Qu'il est beau ce cantique des anges dans sa noble simplicité Tout y respire la joie, l'admiration, l'espérance et le plus ardent amour. Ces dernières paioles principalement : Tu solus Sanctus, Tu solus Dominus, Tu solus Altissimus, Jesu Christe > ne semblent-elles pas sortir de la bouche du prêtre comme les étincelles du feu divin dont son cœur est embrasé ?

La prière suit naturellement la louange. Après avoir ainsi payé à Dieu le tribut de nos hommages, nous l'avons disposé à bien accueillir nos demandes. Aussi nous les lui présentons. Prions, or émus dit le prêtre aux assistants ; c'est à lui, en sa qualité de médiateur d'exprimer les vœux des fidèles et de les présenter au Seigneur ; il recueille en quelque sorte leurs désirs, leurs demandes, et les dépose devant la face de Dieu, au pied du trône de l'Eternelle miséricorde. C'est pour cela que cette prière de la messe s'appelle collecte, vota populi colligit.

Cette oraison, placée avant l'épitre, renferme les demandes les plus importantes, comme la somme et la quintescence de tout ce que nous désirons obtenir de Dieu à l'occasion de la fête qui est célébrée en ce jour.

Et ces grâces, nous les demandons à Dieu par les mérites de Jésus-Christ. C'est pourquoi cette prière de la messe se termine toujours ainsi : " Par Notre-Seigneur Jésus-Christ, votre Fils qui avec vous vit et règne dans Vunité du Saint-Esprit, dans les siècles des siècles. Cette fin des collectes est une louange admirable de la Sainte Trinité. Comme ces paroles sont solennelles ; de quelle confiance ne nous remplissent-elles pas ? Nous unissons nos prières et nos supplications à l'intercession de Jésus-Christ ; soutenues par ses mérites, elles seront certainement exaucées plus tôt et plus complètement.

Saint Alphonse de Liguori dit que Dieu exauce plus facilement les prières du prêtre à la sainte messe que celles faites autrement. Sans doute, en tout temps il accorde ses grâces, lorsqu'on les demande par les mérites de Jésus-Christ, mais à la messe, il les distribue avec plus d'abondance. Le temps de la sainte

messe, est, d'après le Concile de Trente, précisément celui où il est assis sur le trône de la grâce et où nous devons nous approcher de lui, suivant l'avis de l'Apôtre, pour obtenir miséricorde et secours dans tous nos besoins. Les anges eux-mêmes, au dire de saint Jean Chrysostôme, attendent le moment de la messe pour présenter leurs demandes pour nous avec plus de force et d'efficacité.

Pendant la récitation des collectes le prêtre tient les mains ouvertes et élevées vers le ciel. Cette position est très propre à accroître la piété du célébrant et l'édification des assistants ; elle est en même temps si naturelle qu'elle a été mise en pratique par tous les peuples. Ainsi Moïse priait sur la montagne, lorsque le peuple d'Israël combattait dans la plaine contre Amalec ; il arrivait même que, s'il laissait tomber les mains, Amalec l'emportait (Ex. IX, 6). Ainsi Salomon se plaçait devant l'autel du Seigneur en présence de tout le peuple et il étendait ses mains vers le ciel. (III. Reg. VIII, 22). Ainsi les premiers chrétiens, dociles aux recommandations de saint Paul priaient en élevant vers le ciel leurs mains pures. " (I Tim, II, 8). Ainsi priait Notre Divin Sauveur, les mains étendues sur la croix, quand il mourait pour le salut du monde. " Lorsque l'homme étend ses mains, dit saint Ambroise, il représente la figure de la croix ; nous devons donc prier de cette façon, afin de confesser par le maintien de notre corps la Passion du Sauveur. Notre prière sera plus facilement exaucée si notre corps représente Jésus-Christ que notre cœur confesse. " Par l'extension des mains, le prêtre semble vouloir embrasser tous les vœux et tous les besoins des fidèles ; leur élévation indique et réveille en même temps l'élévation du cœur vers Dieu, l'essor de l'âme au-dessus des choses de la terre, vers Celui qui règne dans les hauteurs, Jésus-Christ qui s'est élevé au ciel les bras étendus.

Il n'y a qu'à lire avec attention ces collectes de la messe pour voir que ce sont autant de petits chefs d'œuvre qui n'ont rien de comparable dans le langage humain ; beauté de style, beauté de pensées et de sentiments, rien n'y manque. Simples et précises, elles renferment un sens profond ; nobles et touchantes,

elles respirent la foi la plus vive, la plus ferme confiance et la plus ardente charité ; on y sent un parfum de grâce et de piété toute céleste ; on voit que l'Esprit Saint a passé par là.

Le prêtre a chanté les louanges de Dieu en récitant le Gloria ; il lui a demandé ses grâces ; il Ta supplié de lui aider à accomplir sa sainte volonté en disant la collecte. Dieu va maintenant lui faire connaître sa volonté dans PEpître et l'Evangile de la messe. " C'est lui qui nous parle, dit saint Augustin, quand nous lisons ou entendons lire les Ecritures sacrées, comme c'est nous qui lui parlons dans la prière. Ecoutons-le si nous voulons qu'il nous écoute. "

L'Eglise semble nous avertir que si nous voulons que Dieu nous écoute, il ne faut pas nous contenter de lui parler, mais que nous devons aussi prêter l'oreille à ses enseignements et pratiquer sa loi. Comme les Prophètes ont précédé et prédit Notre-Seigneur, comme les Apôtres marchaient devant lui dans la Judée pour l'annoncer et préparer les esprits à profiter de sa parole, la lecture de l'épître a toujours précédé celle de l'évangile dont elle est l'annonce et la préparation naturelle. Cette lecture, on doit la faire avec respect, honorant Dieu dans sa parole et regardant les instructions des écrivains sacrés comme autant d'oracles qui nous sont envoyés du ciel pour nous sanctifier.

Pour converser avec Dieu, pour l'adorer, le remercier, pour faire résonner les accents de notre joie ou la plainte de notre cœur, nous ne saurions trouver des paroles plus convenables que celles que lui-même a mises sur nos lèvres et inspirées par son Esprit Saint qui prie alors en nous avec des soupirs inénarrables. Et les écrits inspirés par lui sont d'une profondeur insondable ; ils sont pleins de force, de lumière et de vie ; ils nous enseignent la science des saints et nous montrent le royaume de Dieu ; ils nous offrent des motifs puissants pour croître dans la grâce et la connaissance de Notre-Seigneur et Sauveur Jésus-Christ.

L'Epitre est prise dans n'importe quelle partie de l'Ancien ou du Nouveau Testament, sauf dans les psaumes et les quatre évangiles. Le prêtre doit la lire à " voix intelligible, " de manière

à être entendue au moins de ceux qui se trouvent près de l'autef puisqu'il s'agit de leur instruction. Il touche le livre pour marquer l'acquiescement de son esprit et de son cœur. Et à la fin,, tous répondent : Deo gratiae ! Grâces à Dieu pour nous avoir appelés à la connaissance de sa sainte loi de préférence à tant d'autres et pour les enseignements qu'il vient de nous donner.

Le Graduel suit l'Epitre comme le répons suit la leçon au bréviaire. Il a pour but de nous faire réfléchir sur l'instruction contenue dans l'épître, de nous porter à louer Dieu des vertus des saints, à demander pardon de nos défauts, à ranimer notre confiance et nos saints désirs.

Avant de lire l'Evangile qui est la bonne nouvelle de Dieu, la parole du Maître, le prêtre, profondément incliné devant le tabernacle, au milieu de l'autel et les mains jointes, demande à Dieu de purifier son cœur et ses lèvres. "Purifiez mon cœur et mes lèvres, Dieu Tout-Puissant, qui avez purifié les lèvres du Prophète Isaïe avec un charbon ardent. Daignez me purifier ainsi par votre pure miséricorde, afin que je puisse annoncer dignement votre Saint Evangile. " Il implore ensuite la bénédiction du Seigneur sans laquelle la parole évangélique elle-même n'est qu'un airain sonnant et une cymbale retentissante. " De grâce, Seigneur, bénissez-moi. Que le Seigneur soit dans mon cœur et sur mes lèvres afin que f annonce dignement so?i Evangile.

Alors il trace avec le pouce de la main droite un signe de croix sur le commencement du texte, pour montrer que c'est l'évangile d'un Dieu crucifié pour notre salut ; puis sur son front pour montrer qu'il n'en rougit pas, pour obtenir que, par les mérites de la croix, son esprit soit éclairé des rayons de lumière qui étincellent à chaque mot dans ce Livre des livres ; sur sa bouche pour marquer qu'il est prêt à confesser hautement la vérité évangélique devant les hommes par sa parole et sa. conduite ; enfin sur son cœur pour marquer qu'il aime cette vérité et veut en faire la règle de ses affections comme de ses pensées.

Jésus-Christ nous enseigne la science du salut et nous indique la route de la vie d'une part par ses leçons et ses exemples contenus dans le saint évangile ; de l'autre, par la grâce inté-

rieure qui agit sur nos âmes avec force et douceur. Animés par une vive reconnaissance pour la vérité et la grâce qu'ils viennent de recevoir, les fidèles, par l'organe des servants de messe ou des ministres sacrés, laissent éclater leurs sentiments et glorifient le Seigneur en disant : " Louange soit à vous ô Christ, Tjaus tibi, Christe. "

On comprend facilement la raison du baiser que le prêtre alors donne au Livre saint. Il a goûté dans l'Evangile comme le Seigneur est doux, combien sa doctrine est immaculée, combien ses consolations et ses promesses sont bienfaisantes. Son cœur déborde d'une sainte joie ; il baise le livre de la vie éternelle et manifeste ainsi sa vénération et son amour enthousiaste pour ses dons.

Pour comprendre avec quel respect et quelle attention doivent se lire PEpître et l'Evangile, on n'a qu'à se rappeler ce que disait saint Augustin : " Vous devez avoir le même respect pour les moindres syllabes de la Sainte Ecriture que pour les parcelles de la Sainte Eucharistie, parce qu'elles sont comme des enveloppes, des écorces et des sacrements qui contiennent le Saint Esprit. " Nous devons dire à Dieu :

<k Nous recevons avec un cœur docile

Les vérités que contient l'Evangile,

Et nous voulons, Seigneur, jusqu'au dernier moment

Faire ce qu'il ordonne et fuir ce qu'il défend. "

Après avoir entendu les oracles divins dans PEpître d'abord, puis dans l'Evangile, rien n'est plus naturel que de protester solennellement qu'on y croit et qu'on veut y demeurer fidèle. C'est la raison du credo qui est une introduction excellente au sacrifice puisqu'il est une profession de foi au Divin Rédempteur, Prêtre et Victime.

Cette profession de foi, récitée pendant le saint sacrifice doit sortir d'un cœur généreux et reconnaissant. La grâce de la foi catholique est un bien inestimable. " O Dieu, s'écrie saint François de Sales, dans une de ses lettres à sainte Jeanne de ("hantai, la beauté de notre sainte foi me paraît si belle que j'en

meurs d'amour ; ce m'est avis que je dois serrer le don précieux que Dieu m'en a fait dans un cœur tout parfumé de dévotion. Ma très chère fille, remerciez cette souveraine clarté qui répand si miséricordieusement ses rayons dans ce cœur qu'à mesure que je suis parmi ceux qui n'en ont pas, je vois plus clairement et illustrement sa grandeur et sa désirable suavité. "

Quel bien inestimable, en effet, est la foi ! Elle offre à l'homme consolations, enseignements, confiance, résignation dans son voyage à travers la vie ; elle est un astre étincelant, l'étoile polaire fixe qui le dirige à travers les écueils dans son passage à l'éternelle patrie; elle est un ange qui le porte dans ses mains, une forte protection, un asile dans tous ses dangers.

Le don si précieux d'une foi vive et pénétrante, nous devons le demander à Dieu en récitant le Credo ; c'est par la foi que nous participerons abondamment aux fruits des mystères du Sauveur.

Cette profession de foi, il faut toujours la réciter avec attention, avec foi, avec piété ; nous devons dire sincèrement à Dieu :

" Avec respect et d'une foi soumise Nous écoutons ce qu'enseigne l'Eglise ; Par elle vous parlez, suprême Vérité, Notre raison se rend à votre autorité. "

Et pendant que nous confessons les mystères renfermés dans le symbole, nous devons exciter en nous les affections de remerciement, d'amour et de reconnaissance envers ce Dieu qui les a opérés pour notre salut.

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