‹ A mes séminaristes [microforme]Chapitre 12 sur 31 · DU LANGAGE · texte numérisé non relu

DU LANGAGE

Saint Jean, dans sa Première Lettre, ramène à trois les principes des désordres qui troublent le monde : « la convoitise de la chair, la convoilse » des yeux et la superbe de la vie », c'est-à-dire la passion de la volupté, celle de la richesse, l'orgueil. « Nolite diligere mundum, neque ea quae in mul sunt.… Quoniam omne quo est in mundo, concupiscenliu carnis est, et concupiscentit oculorum et superbia vitae (1). »

Chacun de nous est travaillé, qui plus qui moins, par ces trois inclinations; l'effort de la vertu a pour objet de les contenir dans les limites que leur assigne le devoir ; l’homme vertueux y tâche toute sa vie sans pouvoir se reposer jamais sur les lauriers d’une victoire définitive. Néanmoins, le secours de Dieu aidant, l'honnêteté peut triompher des tempéraments les plus rebelles : les natures sensuelles deviennent chastes, les égoistes deviennent généreux, les âmes superbes se courbent sous l'humilité.

(!) I Joan. IL, 15, 16.

L'éducation chrétienne opère de cestransformations merveilleuses.

Mais il y faut une condition : l'attention de l'in- 'éressé et l'emploi réfléchi de sa force de volonté.

Mgr Dupanloup, un des maitres de l'éducation, n'hésite pas à dire que le plus irrémédiable des defauts de caractère, c'est la légèreté. « Les autres

défauts, dit-il, on raut les attaquer de front et les dompter de haute lutte. L'orgueil, on l'humilie. on le transforme, on en fait même quelquefois une force pour le bien. I] Y à prise aussi sur Ja mollesse ; elle pent âtre combattue ; mais une âme légère, tactile, 'ugitive, n'est-elle pas, pour ainsi dire. ;.2;.;.<5le ?

» Voilà ours: : ‘igèreté est si redoutable et

COMPrC: 1 for ie niant, si on la néglige, si on la

laisse subie: ir de l'éducation. Avec elle,

en effet, tout. +... boundance de l'élève à vos meilleurs soins est impossible, et tous vos efforts demeurent frappés de stérilité (). »

Or, la légèreté de ce Caractère est la suite inévitable de la dissipation. Comme la yrarité est le fruit de la réflexion.

L'homme est ainsi fait que, laissé à lui-même, il

{} Drpaxiour, De l'éducation, t. WE, ch. XI.

La condition dutriomphe :

l'attention et la force de volonté.

L'entraînement naturel

e la dissipation.

ee

và droit aux choses sensibles extérieures. Durant les premières années de son enfance, toute sa vie se répand au dehors. Les objets provoquent ses perceptions, éveillent en lui des impressions, les unes agréables, les autres pénibles. D’instinct, il s’abandonne aux premières, répugne aux secondes et s’en détourne. Sa conduite est entièrement dominée par les impressions que la nature lui fait subir.

La femme est, par sa complexion, fort semblable à l'enfant. En règle générale, elle est très impressionnable, cède facilement aux sympathies et aux antipathies que l'imagination, réservoir et accu-

mulateur des impressions produites par les sensations extérieures, éveille dans le cœur et il n'est pas aisé, en bien des cas, de lui faire entendre raison.

Cette disposition propre à la femme est, sans doute, — ceci soit dit en passant, — le fondement naturel et premier de sa subordination au mari dans la famille.

L'homme, en effet, est plus accessible à la direction de la raison. La virilité, c'est-à-dire ce qui donne à l’homme sa marque distinctive, consiste dans l'empire que sa volonté exerce, à la lumière de la raison, sur l'imagination et, par voie de conséquence, sur les impressions des sens.

Le premier acte humain, celui que l’homme est capable d'accomplir à « l’âge de raison », se produit au moment où l’âme prend possession d'elle-même, devient la maîtresse de ses actes, c’est-à-dire au moment où, avec liberté, la volonté triomphe de la sollicitation exclusive des facultés inférieures, fait prévaloir la direction de la raison sur les excitations des sens, le vouloir raisonnable sur la sensibilité ou le sentiment, et ainsi règle elle-même la conduite de sa vie.

Désormais la lutte est engagée entre les puissances sensitives et le pouvoir directeur du libre arbitre, Dans la mesure où celui-ci triomphe de celles-là ou se laisse dominer par elles, nous montons ou nous descendons l'échelle de la moralité, de la vertu, du caractère.

Il y a des hommes qui ne parviennent pas à s’arracher à la fascination des choses extérieures ; ils S’arrêtent à ce qui brille, à ce qui fait du bruit ; ils ne se gouvernent pas d'eux-mêmes, ils suivent ; on les appelle de « grands enfants ».

D'autres sont habituellement dominés par leurs sentiments, ils ne résistent pas à une émotion ; êtres sans caractère, dépourvus de !a marque de la virilité, on les appelle dédaigneusement des « femmelettes ».

La réaction de la volonté contre les sollicitations extérieures est signe de virilité,

L'acte libre est essenticllement un acte réflécin.

Chers Amis, voulez-vous être des hommes ? Voulez-vous qu’en vous se retrouve la marque de la virilité ? Voulez-vous avoir sur autrui l’ascendant que possèdent les mâles caractères ? Ne soyez esrlaves ni de vos.sens extérieurs, ni de votre imagination et de vos sentiments; emparez-vous de vos forces intérieures ; rreueillez-les, elles étaient répandues, « dissipées », ressaisissez-les avec autorité, « rerolligitr illus »: oui, reprenez-les, elles vous appartiennent, elles sont à vous, tenez-les sous votre empire : on r'est homme qu’à ce prix.

Est-il assez cleir alors, que vous devez vous tenir attentifs aux mobiles qui vous sollicitent à agir, les peser dans |: balance de la saine raison et n’y céder délibérément qu'après leur avoir reconnu le droit d’aiguiiler votre action ? Il n’y a de moral et, par conséquent, de méritoire que l'acte libre. Or, la liberté d'un acte est conditionnée par une double réflexion : l’une doit vous assurer que l’objet voulu, considéré en lui-même, est de nature à servir à votre fin morale; l’autre vous renseignera sur les conditions psychologiques de votre acte par rapport à votre destinée.

D'où il ressort que l’on « devient homme » dans la mesure seulement où l’on s'exerce à réfléchir. Et comme la grice ne se substitue pas à la nature, mais

s'y ajoute et se sert d'elle pour agir, votre perfection chrétienne et, Conséquemment, votre éducation sacerdotale sont solidaires de votre pouvoir de réflexion.

La dissipation de la pensée se traduit par l'inconsidération du langage.

Les esprits irréfléchis ne songert à apprécier ni la valeur, ni la Dortée, ni l'ä-propes de leurs paroles. Le langage devient chez eux une sorte de réflexe que l'excitation extérieure déclenche automatiquement, que les émotions commandent en souveraines ; il jaillit de leur sensibilité, il n’obéit pas aux ordres d'une volonté sereine qui sait ce qu’elle veut et veut ce qu'’el'e sait.

L’enfant babille sans relâche, à tort et à travers. Le caquetage, le com mérage, le radotage dela femme aux différents âges de sa vie ont été de tout temps un sujet inépuisable pour la comédie et le vaudeville. On prête à l’homme plus de discrétion et de retenue dans le langage, parce qu'on lui reconnait généralement plus d’empire sur ses émotions. Cependant, où est l’homme qui ne pèche pas par la langue ? Celui-là est parfait, dit l'apôtre saint Jacques. « Si quais in rerbo non offendit, hic berfectus esl'vir ('). » Si étroit, en effet, est le lien de la parole avec la

{*} Jac. IL 2,

Pensée dis-

sipée, langage inconsidéré,

Le péché dé la langue,

Soyez réservés dans vos propos.

64 LE RECUEILLEMENT ET LE SILENCE died noel pensée que, pour ne jamais laisser échapper inconsidérément une parole qui trahisse un manque de dignité morale où de volonté, ou qui blesse soit le respect dû à l'autorité, soit les cyards que commande la charité, soit la discrétion où la modestie, il faut avoir sur soi un empire de tous les instants et. cet empire suppose de longues habitudes de concentration réfléchie, une force et une constance de volüuié exceptionnelles qui sont les indices d’une perfection consommée et, pour tout dire, une marque de sainteté.

Vous ferai-je tort, mes chers Amis, en soupçonnant que beaucoup parmi vous sont loin de cet idéal ? |

Éloignés coinme vous l’êtes, dans cet asile, de ce qui flatte les sens et sollicite à la volupté, vous avez l'imagination chaste et le cœur libre et vous vous étonneriez à bon droit de m'entendre insister devant vous sur l'obligation d’être réservés dans le langage. Cependant, plus tard, vos conditions d'existence seront très différentes de ce qu’elles sont ici, aujourd’hui : il vous importe de les prévoir. Que vos amitiés soient toujours nobles et, ni dans vos pensées ni dans vos propos familiers de conversation, ne lesrabaissez jamais au niveau d’affections frivoles qui tiennent la créature pour un but auquel le cœur

s'arrête, au lieu de l'employer comme un moyen de s'élever vers Dieu. Mais je ne veux qu'indiquer ici ce sujet délicat ; la ligne de conduite que la morale vous trace est marquée par le proverbe : La bouche parle de l'abondance du cour. Ayez le cœur pur, votre langue le sera ; inversement, la réserve de votre langue sauvegardera la pureté de votre âme.

Veillez sur vos impressions et ne trahissez, ni par des murmures, ni par des bouderies, ni par des paroles désagréables, vos impatiences naturelles. Pour la volonté aux prises avec les caprices d’un tempérament chagrin, le silence est un retranchement sûr. Est-il rien de plus grand que le silence de Jésus, au tribunal de Pilate, en présence d'accusations qu'il lui eût été si facile de renverser ? « Jesus autem non respondit ei ad ullum cerbum, ita ut miraretur praeses rehementer. Jésusgarda un silence complet ; le gouverneur en était dans un grand étonnement (!). »

Un jour, vous le savez, vous engagerez vos deux mains dans les miennes et à cette question du Pontifical romain : « Promittis mihi el Successoribus meis reccrentiam et obedientium ? », vous répondrez, avec joie, le cœur dilaté par l’action sacramentelle : « Promitto, » oui, je vous le promets.

() Matth. XXVIL, 14.

Ne soyez ni frondeurs, ni impatients,

66 LE RECUEILLEMENT ET LE SILENCE ntm

N'importe-t-il pas que vous prépariez votre volonté à soutenir les obligations que vous contracterez dans cet engagement solennel ?

Cependant, lorsque vos supérieurs prennent une décision, opèrent un déplacement, préconisent une réforme;lorsquevosmaîtresinterprètent appliquent | le règlement du Séminaire, se prononcent sur l’admission ou sur la date d'admission aux ordres, est-il rare que la voix de la critique se fasse entendre ? Or, êtes-vous bien en situation de connaître les éléments de la cause sur laquelle vous prononcez avec tant d'assurance ? Xe serait-il pas équitable de suspendre tout au moins votre jugement et de vous dire que vos supérieurs ont, autant que vous, une conscience et que, si leur conclusion diffère de la vôtre, c'est sans doute pour la raison qu’ils savent des choses que vous ne savez pas et voient plus clairement que vous celles que vousne faites qu’entrevoir?

Est-ce à dire que vos appréciations vous soient dictées par un sentiment de-méchanceté voulue ? Au contraire, j'estime que, le plus souvent, elles sont irréfléchies. Lorsque, le soir, dans la solitude, vous vous remémorerez vos conversations superficielles de la journée, vous en serez peinés. Mais, en attendant, l’autorité aura souffert, auprès de vos compagnons, «le vos coups d’épingle ; la délicatesse de leur conscience en aura été blessée et il leur sera

lobes. têtes

tnaans ciné Mabsetslescisttinbeiiatuntenss Lab ou cuietiiens ioiriilinant ee

devenu moins aisé de se livrer avec abandon à la direction éclairée de leurs supérieurs.

La légèreté du langage expose surtout à blesser la charité, Il est des jeunes gens qu'un certain penchant entraîne à se représenter tout objet de préférence sous l'aspect du ridicule, du piquant ou du grotesque. Esprits joyeux ou gais, tempéraments débordants, caractères optimistes, « boute-en-train » de la conversation : on les excuse (le tous ces noms et l’on recherche leur présence dans les réunions pour ce qu'ils ÿ apportent d'animation et de belle humeur. Le défaut naît ici de l'abus.

Distraire la société ocCassionnellement, récréer autrui de ses saillies, faire de l'esprit à propos : rien de mieux. La charité nous Commande de rendre notre commerce agréable au prochain ; et ce n’est pas en vain, au reste, qu’il Y à parmi les esprits une grande diversité naturelle et que toutes les complexions ne sont point semblables. Je ne songe donc ni à détruire en vous ce qui fait la singularité de vos intelligences, ni à contraindre les esprits primesautiers à une uniformité qui anéantirait l'agrément des conversations et ferait peser sur la vie de société une fâcheuse monotonie. Mais il Y ä une mesure à garder dans la belle humeur : il ne faut pas être celui qui plaisante toujours et à propos de tout.

Pour soi-même d’abord : car le plaisantin perd

Gardonsnous des plaisantins et des bouffons.

vite toute considération dans l'esprit d'autrui. «Il » n'est pas ordinaire, äit La Bruyère, que celui qui » fait rire se fasse estimer (!). »

Pour autrui, ensuite. Ce ne serait encore que demimal, en effet, si les plaisantins — ne pouvant ou ne voulant mieux — se bornaient à n’envisager jamais, en ce qui les concerne, le côté sérieux des affaires ou de la vie; mais ce qui est intolérable, c’est qu’en même temps leur frivolité empêche l'attention des autres de se fixer sur les objets importants. La dissipation est contagieuse en société ; ceux qui en sont les témoins ont bien de la peine à n’en pas devenir les complices ; de proche en proche, alors, s’affaiblit et disparait la gravité chrétienne; les plaisanteries intempestives paralysent l'influence régulière des espritsréfléchis; ellesarrivent mêmeà rendre impossible ou stérile, aux heures décisives, la discussion des affaires les plus sérieuses. Enfin, n'oubliez pas que de l'habitude de la plaisanterie à la bouffonnerie, il n’y a qu’un pas qui est souvent et vite franchi; et l’on connaït assez l'effet caractéristique de l'esprit bouffon : dans toute société où il règne, on voit se ravaler au bout de très peu de temps le sentiment de la dignité ; il énerve la faculté d'enthousiasme et

(1) La BRUYÈRE, Caractères, ch. V, De la société et de la conversation.

la force d'essor de l'âme, et il émousse irrémédiablement tout ce que notre intelligence a de distinction et de délicatesse natives.

Il faut encore englober dans la même réprobation un autre travers du méme ordre : l'abus de l’épigramme.

Je ne parle pas de la méchanceté d'esprit, de la malice satirique qui cherchent délibérément à blesser le prochain et qui pour cela sont aux antipodes de la charité chrétienne, mais seulement de cette manie, assez répandue chez les gens d'esprit, de prendre sans discernement le prochain pour cible de leurs bons mots.

Ici encore, c'est de l'excès que vient le péril. Il est bon, en général, que l'intelligence s'orne d'esprit; l'esprit est comme le tact de la pensée, puisqu'il en est souvent l'ä-propos. Mais on doit éviter de le rechercher pour lui-même, de le cultiver comme un Sport et de s’y exercer à plaisir sur autrui,

Or, c’est le tort de besticou; de gens intelligents de ne savoir point modérer la cétulanceet la vivacité naturelle de leur esprit. Er présence des ridicules d'autrui, il est plus for: ‘ui eux, & mble-t.il, de ne point se moquer; ils ne savent pas sacrifier le trait spirituel — comparaison med: ic, épithète neuve, remarque maligne — que la petite camrdie humaine,

N'abusez pas de l'épigramme,

parfois risible j'en convicr:3, suscite dans leur imagination critique. Et ils goûtent une satisfaction inavouée de vanité ou d’amour-propre à montrer leur agilité de repartie on à écorcher élégamment un pauvre humain en public.

Ce travers, disais-je, n’est pas rare et d'ordinaire on n'en mesure pas assez la gravité. On rencontre des chrétiens, parfois même des prêtres, éminents par les dons intellectuels, très bons de cour au lond et très pieux de sentiments, doués vraiment de tout ce qu'il faut pour faire du bien en société et qui, dans la réalité, n'en font point, parce qu'ils sont malheureusement aflligés de l'esprit d'ironie ou d’épigrainime. Leur convers: ion est étincelante, elle resserable à un feu d'artifice; mais c’est, la plupart du temps, le prochain avec ses faiblesses, ses petites habitudes naïves, ses gaucheries, ses maladresses, ses disgrâces, ses infirmites même, qui fournit les fusées à ces brillants artificiers.

Eux cependant vont toujours ; ils ne paraissent pas se douter de ce que les rires et les sourires qu'ils provoquent coûtent d'humiliation ou de soutfrance secrètes à leurs victimes. Et que de fois, au sortir d'un diner ou d’une soirée où le causeur a fait merveille, tel des convives ne se retire-t-il pas emportant au cœur l'intime déchirure d’amour-

propre qu'y a faite, en se jouant, l'impitoyable esprit de l’amuseur !

Si la nature vous à fait causeur spirituel, prenez donc garde, vous surtout, futur prêtre, à la tenta. tion des succès de conversation. Le fond de l'esprit d'ironie, quand il s'exerce aux dépens non des choses, mais d'autrui, c'est la dureté et le mépris. L'homme ne s'y méprend point, qui est plus sensible à la moquerie qu'à l'injure. Le moraliste justement réputé que je citais tantôt a écrit :

« Ceux qui nous ravissent les biens par la violence Ou par l'injustice, et qui nous ütent l'honneur par la calomnie, nous marquent assez leur haine pour Nous ; Inais ils ne nous prouvent pas également qu'ils aient perdu à notre égard toute sorte d'estime : aussi ne sommes-nous pas incapables de quelque retour pour eux, et de leur rendre un jour notre amitié, La moquerie, au contraire, est de toutes les injures celle qui se pardonne le moins; elle est le langage du mépris, et l’une des manicres dont il se fait le mieux entendre ; elle attaque l’homme daus son dernier retranchement, qui est l'opinion qu'il a de soi-même ; elle veut le rendre ridicule à ses propres Yeux ; et ainsi elle le convainc de la plus mauvaise disposition où l'on puisse être pour lui. et le rend irréconciliable.

Abstenezvous de l'iro nice moqueu se,

MICROCOPY RESOLUTION TEST CHART (ANSI and ISO TEST CHART No. 2)

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