‹ A mes séminaristes [microforme]Chapitre 17 sur 31 · QUATRIÈME CONFÉRENCE · texte numérisé non relu

QUATRIÈME CONFÉRENCE

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« Hodie si vocem ejus audie- » ritis, nolite obdurare corda » vestra. »

« Si vous entendez aujourd’hui » la voix de Dieu, n'y résistez » point en vous endurcissant le

cœur. » Ps. XXIV, v. 4.

MES CHERS AMIS

EUX d’entre vous qui sont engagés dans les

Ordres sacrés commencent, de par la volonté

formelle de l'Église, chacune de leurs journées par cette prière au Créateur : « Venez, mes » frères, allons ensemble, et joyeusement, au » Seigneur notre Dieu, notre Sauveur ; confessons- » Le, chantons-Lui nos PSaumes. Il est grand, notre » Dieu, Il est bien au-dessus des idoles que des » esprits égarés prennent pour des divinités et, > cependant, Lui, le Souverain, Il ne dédaigne pas »SOn peuple. L'univers tient dans sa main, Il

Dieu vous parle, au fond de votre cœur : écoutez-Le.

88 LA VOIX DE DIEU » domine les plus hautes cimes, Il a creusé les mers » et posé les continents. Venez, adorons le Seigneur, » tombons à genoux devant notre Dieu; versons » nos pleurs en présence de Celui qui nous a faits : » Il est le Seigneur notre Dieu, nous sommes son > peuple, les brebis de ses päturages. »

Puis, l’Esprit-Saint qui a dicté au psalmiste cette prière, ajoute : « Si aujourd’hui vous entendez la > voix de Dieu, n’ÿ résistez point en vous endur- » cissant le cœur, comme le firent les Hébreux qui, » dans le désert, méconnurent obstinément mes” » bienfaits. » « Hodie si vocrm ejus audierilis. nolite obdurare corda vestra sicut t: eracerbationr secundum diem tentationis in deserto. » — « Durant » quarante années, je me tins tout proche de mon » peuple, mais son cœur l'emmenait loin de moi ; » les malheureux ne voulurent point voir les voies »que ma providence leur ouvrait, et je dus en » venir à leur jurer qu’ils n’entreraient point dans » la terre promise. » « Quadraginta annis proximus fui generationi huic et dixi : Semper hi errant corde, ipsi vero non cognoverunt vius "048, quibus juravi in tra mea, Si introibunt requient

meam (1). »

() Ps. XCIV.

Combien d’âmes chrétienxes, non seulement «4lans le monde, mais même dans les asiles religieux et jusque parmi les ministres du Christ, sont baignées de la lumière et de la chaleur de la grâce et passent néanmoins vingt, quarante années de leur existence sans s’a percevoir que leur Sauveur est tout proche d'elles, leur parle au cœur, leur ouvre ses voies providentielles et les menace peut- “tre aussi de ne point voir la terre promise !

La cause initiale de cet aveuglement lamentable est toujours la même : on ne réfléchit pas, on ne se recueille pas, le cœur s'égare à la poursuite de frivolités éphémères ; pendant ce temps, Dieu parle, mais on n'entend pas sa voix, parce que l’on ne prend pas la peine de l'écouter. « Fils des hommes, » jusques à quand aurez-vous l’âme pesante ? Pour- » Quoi vous passionnez-vous pour des riens ; pour- » Quoi poursuivez-vous le mensonge ? Sachez donc » que le Seigneur a voulu exalter la gloire de son » Fils. Appelez-Le, Il vous écoutera. » « Fili hominum, USquequo gravi corde, ut quid diligitis ranilatem et qua: “s mendacium ? Et scitote quoniam mirificavit Do jus sanctum sum : Dominus crauiliet me cum clamavero ad eum (!). »

(!) Ps. IV.

Je vous ai instamment priés, mes chers Séminaristes, d’affectionner la retraite, le recueillement, le silence ; je vous ai montré combien il importe de discipliner votre parole pour contrôler votre pensée : toutes ces recommandations tendaient au même but : ncus voulions vous fixer dans les conditions les meilleures pour entendre la voix de Dieu. Car, [. Dieu vous parle ; II. Écoutez sa voix.

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