ET VOUS FAISAIT PERDRE VOS SIEGES
foujours cette misérable considération au fond de toutes les questions, de toutes les situations ! Pas un homme dans ce ministère n’a eu l’énergie de aire : “Nous l’avons promis, cela sera ou l’administration périra à la peine !” Nonil valait mieux résigner, parce que la Chambre a donné sur les doigts à ces mandataires du peuple qui se faisaient FR Ps les champions de la prérogative royale, exercée au préjudice de tous les intérêts du pays! Il valait mieux résigner après s'élre vanté de n’avoir pas perdu la confiance de la majorité, ce qui démontre que cette résignation n’était qu’une intrigue !
L'Hon. M. Sicotte n’a donc rien fait, cette année, pour prouver qu’il eût franchement le désir de remplir l'engagement qu’il avait pris vis-à-vis des électeurs de St. Hyacinthe.
Je ne vous dirai rien ici, Messieurs, des dépenses courantes, du déficit dans les recettes, des révélations obtenues par le Comité des comptes publics ; de la maladmiuistration, de l'incapacité incroyable de quelques un des Ministres. Si l’on n’a pas prouvé une mal: honnêteté flagrante chez l’un d’eux, on a certainement démontré une inaptitude déplorable, et une absence de jugement et d’activité réellement incompréhensibles, Je n’entrerai dans ces détails que quand j'aurai
‘honneur de vous rencontrer.
J’appellerai seulement votre attention sur ce fait, que dans l'examen des comptes publics comme dans les contestations d’élections, le Gouvernement a mis toutes les entraves possibles, sinon toujours directement, au moins par Île ministère de gens dont il pouvait d’un mot faire cesser l’opposition, à ce que la vérité fut connue, à ce que justice fut rendue.
Le comité des comptes publics a mis au jour des faits bien déplorables, bien propres à démontrer que notre prétendu gouvernement responsable est pourri jusqu’à la moëlle ; mais on nesail pas encore la moitié de la vérilé.
Ce n’est pas une idée en l’air que je jette ici dans le publie comme partisan politique et pour faire de l'effet ; c’est ma conviction franche et intime que je
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vousexprime ; et d’ailleurs, j'ai suffisamment prouvé, je crois, que je sais mettre de la modération dans mer vues et ma conduite comine homme public. Mais les affaires en sont arrivées à un point où chacun doit dire franchement toute sa pensée. Je ne fais donc qu’exprimer consciencieusement une opinion formellement arrêtée chez moi quand j'aflirne que le ministère Brown-Dorion ne me parait avoirfété éconduit au moyen d’une fourberie insigne, que parce qu’on avait de grands coupables à cacher ; que parce qu’on savait parfaitement qu'une fois des hommes réellement délerminés à aller au fond des choses préposés à la téle des bureaux publics, de trop grands scandales seraient connus ! ! Qu'on accorde une enquête sérieuse, et ce que je dis là sera vérifié !
C’est parce qu’il fallait à tout prix éviter des yeux trap clairvoyants qu’on a fait commettre au chef de rep PExécutif un acte déloyal qui ternit à jamais sa répu- l4 tation comme homme d'état. ‘ Ceux qui en profitent l’avouent, et un journal ministériel disait récemment que même quand on acceptait la trahison, on n’en méprisait pas moins le traître ! Franchement, à qui cela s’applique-t-il ?