SCÈNE VII Les Précédents, CONTRAN
MADAME DE VERNON
M. de Kersaint ! Comme il est pâle.
M. DE TERNON.
Contran!...
CONTRAN.
Ma chère cousine, je sais que c'est d'un sauvage de venir à minuit troubler un tête-à-tête conjugal, mais je me suis frotté dans ma vie à des naturels si peu civilisés que je suis peut-être excusable, (x M. de Vemon.) J'ai vu rentrer ta voitui'e, et après un certain combat avec ma candeur de célibataire je me suis décidé, et me voici.
Tu as bien fait. Cher Contran! Tu vas demeurer quelques jours avec nous.
CONTRAN.
Je resterai à Paris le moms possible, le temps d'accomplir un devoir sérieux. (A M. de Vernon.) Eloigne Louise; j'ai à t'entretenir seul.
M. DE VERNON, à madame de Vernon.
Ma chère Louise, il est bien tard, et Contran parle
d'allumer un cigare, ce qui nous mènera certainement à la demi-douzaine, et nous tiendra jusqu'à deux heures du matin.
MADAME DE VERNON, à part.
Je veux savoir ce qui va se passer. Contran aura peutêtre tout deviné. Je serai près d'ici, (a Gontran.) Bonsoir, mon cousin ; on vous reverra, j'espère.
M. de Vernon va pour lui donner la main; elle retire la sienne.
GONTRAN, qui a vu ce mouvement de madame de Vernon.
Il y a de l'orage par ici.