DU V AL AI S
grands pâturages où les troupeaux peuvent paitre tpxjt l’été; on les appelle les Iles. Ce sont des grandes étendue* de broussailles, de veines et de saules, parmi lesquelles l’herbe croit en abondance, et fournit ainsi un excellent pâturage aux animaux qu’on y envoie le matin, et que lè berger ramène le soir. On entretient aussi, dans la plaine du pays surtout , de grandes bergeries de cochons. Les bautValaisans, dumoins les plus orientaux, les Conchards et ceux de Brigue , les achetaient ordinairement dans la Vallée de Hasli , appartenante aux cantons de la Suisse^ et lés bas Valaisans les plus occidentaux, ceux de Saint-* Maurice et de Monlhcy les tiraient de la Savoye qut réussissaient fort bien dans nos contrées. On achetait de même en Savoye de petits miilèts par troupeaux, et on les revendait ensuite en détail dans le pays; ce commerce sè faisait par les Savoyards et se continue encore aujourd’hui.
On faisait dans différentes contrées du pays des cendres gravelées ou potasse , qu’on exportait ensuite chez les voisins du canton de Vaud, de Vevey et même jusqu’4 Genève. On y faisait aussi du salpêtre avec la terre des vieux bâtimens et des lieux imbibés d’urine , dont jè m’abstiendrai de donner ici le détail. Je dirai seulement, qu’on se servait du salpêtre pour la composition de la poudre à canon, et pour la préparation des eaux fortes. 11 y a aussi du salpêtre naturel qui s’attache aux murailles des caves humides : celui-ci est préférable pour la fabrication de la poudre à canon.
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