Orpheus
dieu de l'arcjie avec ses fidèles en la façon qui était censée convenir le mieux à la volonté de lahvé, au respect de sa présence et à la sécurité de ses adorateurs. Le tabou de l'arche n'a jamais existé indépendamment du dieu qui s'y logeait.
« Pans la législation religieuse des Hébreux, dit encore M. Reinach', il est défendu, sous peine de mort, de prononcer le nom sacré de l'Eternel. Voilà , un nom tq.ëou. »
Le savant historien garde fidèlement ce tabou, puisqu'il écrit V Eternel, au lieu d'écrire : Iakvé. 11 a vraisembablement en vue le précepte du décalogue : a Tu ne prononceras pas pour néant le nom de lahvé ton dieu ''b, en le commentant par l'endroit du Lévitique^ où la peine de mort est édictée, non contre celui qui prononce, mais contre celui qui blasphème le nom divin. La violation de l'interdit n'est aucunement censée entraîner par elle-même la mort du violateur: il est prescrit de le tuer. Et la défense ne signifie pas qu'on ne dût jamais prononcer le nom du dieu d'Israël. L'interdiction remonte à une époque où le nom divin était, prononcé sans