I Cor. XI, 23-27i
s'agit. « Car, dit-il, je tiens du Seigneur, et je vous Tai enseigné, que le Seigneur Jésus, dans la nuit où il fut livré, prit du pain et, après avoir rendu grâces, le rompit et dit : « Ceci est mon corps, qui est pour vous »,etc.
On envisage deux hypothèses et l'on suppose que Paul aurait dû son récit à une vision, ou qu'il l'aurait emprunté à un culte existant. Mais, observe-t-on, les paroles : « dans la nuit où il fut livré », ne conviennent pas mieux en un cas qu'en l'autre ; ce serait la seule allusion de l'Apôtre à une circonstance particulière de la vie de Jésus, et une telle base serait beaucoup trop étroite pour supporter la thèse de l'existence réelle '.
Par malheur, aucune des deux hypothèses n'est tout à fait consistante. Lorsque Paul dit qu'il tient du Seigneur ce qu'il va raconter, il n'entend pas signifier que tout ce qu'il va dire soit étranger à la tradition des premiers apôtres. Le rappel de la nuit où Jésus fut pris ne fait pas partie du tableau de la dernière cène ; c'est une indication destinée à situer pour les fidèles de Corinthe ce qui va être dit des instructions dont le Christ aurait accompagné la