‹ A propos d'histoire des religionsChapitre 37 sur 41 · II Cor. V · texte numérisé non relu

II Cor. V

sion déguisée d'un remords. Car, si Paul avait assisté au supplice du Calvaire, il était avec ceux qui insultaient Jésus mourant; s'il avait assisté à quelqu'une de ses prédications, il était avec ceux qui essayaient de le perdre par ses discours en lui posant des questions captieuses. Du Jésus réel, de sa vie et de sa mort il gardait une impression que les mythologues, à ce qu'il semble, ne sauraient expliquer : Jésus vivant avait été le Christ dans la faiblesse, et sa mort avait été une ignominie. A son avis, c'était, au point de vue de la raison humaine, chose folle que de reconnaître en Jésus le Christ immortel. Lui-même s'y était vu contraint par un miracle. Mais il n'avait pu oublier la première impression que l'Kvangile, Jésus, ses disciples avaient faite sur son esprit. Tout cela vraiment était de ])ien chétif aspect.

11 sulTit de voir comment l'auteur du quatrième Evang^ile a su relever le ministère de Jésus, son enseignement, ses rapports avec les Juifs, son supplice, pour comprendre la place qui revient à Pavil dans l'évolution du christianisme primitif. D'une part, il touche à l'humilité du fait évangélique et il a gardé

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