‹ A propos d'histoire des religionsChapitre 4 sur 41 · Correspondance, I" août 1909, p · texte numérisé non relu

Correspondance, I" août 1909, p

— ol —

loin d'être individualiste comme elle le paraissait, la formule de M. Reinach serait socialiste au point de népfîiger lYdément individuel et personnel de toute religion vivante. Xe serait-ce pas plutôt que le point de vue de l'auteur n'est pas précisément celui de la sociologie, ni celui de la psychologie religieuse, mais plutôt celui d'un théoricien de l'histoire, soucieux d'unité logique, préoccupé d'un système et ne s'arrêtant pas à la complexité que le phénomène religieux offre au regard du sociologue et du psychologue ?

« Cette déflnition, observe M. Reinach lui-même \ est grosse de conséquences ; car elle élimine du concept fondamental de la religion Dieu, les êtres spirituels, l'infini, en un mot tout ce qu'on a l'habitude de considérer comme l'objet propre de la religion. » En effet, elle n'élimine pas seulement les croyances, mais encore les sentiments religieux, la morale religieuse, et même le culte. Reste à savoir si, en éliminant tout cela, elle ne s'est pas vidée de son propre contenu. Jusqu'à présent l'on n'avait pas cru qu'une définition, pour être exacte, dût ne rien comprendre de ce que le commun des mortels suppose être son objet.

Page 1