‹ A propos d'histoire des religionsChapitre 9 sur 41 · Gen, III · texte numérisé non relu

Gen, III

formulée « sous peine de mort » ; mais c'est plutôt le fruit qui est dit mortel par lui-même ; on le défend pour cette unique raison. Le tabou est donc sans relief, s'il faut en admettre l'apparence, et il a un motif.

Le mythe babylonien d'Adapa ofifre un trait parallèle à celui-ci. Adapa doit se rendre auprès d'Anou, le dieu du ciel, et le dieu de l'océan, Ea, le prévient qu'on voudra lui faire prendre là-haut aliment de mort et eau de mort. Anou lui offre aliment de vie et eau de vie, qu' Adapa refuse, manquant ainsi l'immortalité. Ce récit ne contient pas Tombre d'un tabou, et rien ne prouve que le nôtre, qui roule sur la même antithèse, en contienne davantage.

Un autre exemple de tabou serait fourni par le second livre de Samuel '. L'arche dite d'alliance, dans laquelle lahvé résidait au milieu de son peuple, était tabou, c'est-à-dire que le commun des Israélites ne devaient pas y toucher, mais seulement les hommes consacrés au service du dieu. Lorsque David transporta le meuble sacré à Jérusalem, un accident se produisit; à un certain endroit, le char menaçant de verser, le nommé Ouzza, qui

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