‹ A propos d'Homère [microform]Chapitre 12 sur 31 · AUTEURS LATINS. CICERON · texte numérisé non relu

AUTEURS LATINS. CICERON

ressemble plus au premier plaidoyer prononcé par Cicéron, le Pro Quiuctio ; les procédés laborieux du jeune avocat y ont fait place à l'aisance souveraine d'un maître de la parole. L'ironie est plus fine ; la rhétorique semble oubliée, tant ses efforts sont habilement voilés ; les redondances sont devenues beaucoup plus rares. Une comparaison avec les Pliilippiqucs montrerait encore des caractères nouveaux : plus de fermeté, de vigueur, une phrase plus saccadée, moins doucement harmonieuse, mais plus énergiquement expresssive *.

1. Sur l'évolution du talent oratoire de Cicéron, voir surtout : E. Norden, Die antike Kunstprosa, 2e éd., Leipzig, Teubner, 1909, I. p. 225-233 ; Nachtrage, p. 12 ; G. Landgraf, De Ciceronis elocutione in orationihus pro P. Quinctio et pro Sex. Roscio Anierino conspicua, Wùrzbourg, Stuber, 1878; Ciceros Uede fur Rosciiis... herausgegebeuund erkliirt, Erlangen, Deichert, 1882; H. Hellniuth, De sermonis proprietatihus quae in prioribiis Ciceronis orationihus inveniuntur. Erlangen, Deichert, 1877; E. Thomas, édition des Verrines, citée dans la note précédente. J'ai eu l'occasion de toucher aussi à ces questions dans Etudes sur le style des discours de Cicéron, Paris, Hachette, 1907, p. 125, 183-184, 240, 247, 262, 274, 337-338. — Sur les particularités du premier ouvrage (De Inventione) voir : E. Strôbel, Tulliana, Munich, Lindl, 1908; Ph. Thielmann, De sermonis proprietatihus quae legunturapud Cornificiuni et inprimis Ciceronis libris, Strasbourg, Trùbuer, 1879. Jeu ai parlé dans les Études sur le style des

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