‹ A propos d'Homère [microform]Chapitre 21 sur 31 · Commentationes homericae, Leyde, SijlhofT · texte numérisé non relu

Commentationes homericae, Leyde, SijlhofT

2. Mnemosyne, XXIX, 1911, p. 338-342 ; Ilias cum proiegomenis , notis criticis , commentariis exegeticis . Leyde, Sijthofl', 1912, p. xx-xxiv.

52 NOUVEAUX PROCRKS DE LA CHITIQUE HOMERIQUE

« Mon bojiy laisse donc là tous ces travaux des plii- « lologues dont tu t'es jusqu'ici entouré et dont (( tu es presque accablé » ^ Et il se mit à relire encore une fois les deux poèmes ; et, plus il les examinait, plus il se persuadait de leur unité. Il regretta alors d'avoir si longtemps méprisé les écrits où cette opinion était défendue; il lut, du moins, les plus récents « avec grand plaisir et grand profit » 2.

Mais alors, lui objectera-t-on, que de clioses il faudra désapprendre ! N'est ce pas grand dommage ? Avec quel regret quittera-t-on pour toujours cette science acquise avec tant de peine ! « Non, répondil, celui qui croira s'être ainsi a[)pauvri deviendra bientôt plus riclie ; je le sais par expérience. Bien d'autres nations ont eu des poètes pour chanter leurs héros ; la Grèce seule a eu un Homère ; ceux qui le déchirent en morceaux ne rendent pas sa splendeur à l'antique rhapsodie ; ils détruisent la poésie même dans ce poème immortel •^. »

M. van Leeuwen allirme sans hésiter que V Iliade

Page 1