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1. Renseigner le Surintendant sur tout ce qui intéresse l’enseignement primaire, faire pénétrer partout ses instructions et en contrôler l’application ;
2. Surveiller le travail des Inspecteurs d’écoles et apprécier, dans des notices confidentielles, les services et le mérite de chacun de ces fonctionnaires dans l'exécution de ses devoirs.
3. Faire l'inspection des écoles normales et des écoles annexes.
4. Tenir, au besoin, sur demande du Comité catholique ou du Comité protestant, ou du Surintendant, des enquêtes sur des questions particulières ou qui exigent une solution rapide, et remplir les autres devoirs inhérents à leur charge qui leur seront
déterminés.
La Municipalité scolaire— On appele municipalité scolaire tout territoire érigé en municipalité pour le fonctionn ment des écoles sous le contrôle des commissaires ou de. syndics d’écoles.
Le. limites de la municipalité scolaire sont généralement celles de la paroisse religieuse ou de la municipalité locale. Les municipalités scolaires sont érigées à la demande des contribuables, sur la recommandation du Surintendant de l’Instruction publique, par le Lieutenant-gouverneur en conseil.
Lorgane de la municipalité scolaire est la commission scolaire, composée de cinq commissaires (ou de trois syndics) élus par les contribuables de chaque municipalité.
L'élection des commissaires a lieu le premier lundi juridique de juillet (ou un des autres lundis juridiques de juillet) de chaque année. Nul ne peut être élu commissaire ou syndic d’écoles, s’il ne sait lire et écrire. L'élection des cinq commissaires ne se fait pas en même temps Voici comment on procède : chaque année, pendant deux ans, deux commissaires sortent de charge, et, s'ils ne sont pas réélus, deux autres commissaires doivent être choisis pour les remplacer ; la troisième année, le cinquième commissaire se retire ; il est alors réélu ou remplacé par une autre personne choisie par les contribuables.
Pour avoir droit de voter aux élections des commissaires ou des syndics, il faut être propriétaire de biens-fonds, être inscrit
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comme tel sur le rôle d'évaluation et avoir payé ses cotisations scolaires
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Les commissaires d'écoles ont de nombreux et importants devoirs à remplir : ils doivent imposer et recevoir les taxes nécessaires à l'entretien des écoles, munir les classes de toutes ler fournitures indispensables aux leçons du maître : engager les instituteurs et les institutrices ; faire des règlements propres à assurer la bonne gouverne de chaque école ; régler les
différends qui surviennent entre les parents ou les enfants et les instituteurs. Ils peuvent aussi diviser la municipalité en plusieurs arrondissements scolaires, changer les limites de ces arrondissements, établir des écoles séparées, de filles et de garçons. De plus, il leur incombe de faire un recensement annuel des enfants de leur municipalité et de faire rapport au Surintendant. à;
Les contribuables qui se prétendent lésés par les décisions # des commissaires peuvent en appeler à la cour de circuit.
Au point de vue moral ei religieux, les écoles catholiques sont sous la surveillance du curé de la paroisse, qui a aussi seul le droit de faire le choix des livres de classe ayant rapport à la religion et à la morale.
Quant aux écoles protestantes, ce choix est réservé au comité protestant.
Les Instituteurs — Lenseign ment primaire dans la province de Québec, est donné par des instituteurs (religieux ou laïques) et des institutrices (religieuses ou laïques).
Les instituteur. et les institutrices laïques ne peuvent enseigner sans être munis d’un brevet de capacité.
Les instituteurs et institutrices congréganistes ont le droit # d'enseigner dans les écoles catholique sans être munis d’un brevet de capacité.
Les instituteurs et les institutrices laïques sont recrutés parmi les élèves-instituteurs et les élèves-institutrices des écoles normales, et les personnes qui ont subi un examen devant le bureau central d'examinateurs.
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Les instituteurs et les institutric congréganistes sont recrutés parmi le personnel de chaque : mmunauté congréganiste (de Sœurs et de Frères).
Les instituteurs doivent avoir au moins dix-huit ans et les institutrices dix-sept ans révolus. -
Les instituteurs et les institutrices sont engagés par les commissaires ou les syndics et payés par eux.
Les Écoles.— L'enseignement dans la province de Québec est divisé en trois ordres : l’enseignement primaire, l’enseignement secondaire ou classique et l’enseignement supérieur ou
L'enseignement primaire est l’enseignement des notions élémentaires indispensables à tous. Cet enseignement est donné aux enfants de 5 à 18 ans: limite d’âge à l’école primaire
élémentaire, 16 ans ; limite d’âge à l’école primaire intermédiaire et à l’école supérieure 18 ans. a
L'enseignement primaire dans notre province est confessionnel et séparé ;
Confessionnel : ce qui veut dire que toute école primaire a la religion pour base;
Séparé : ce qui veut dire que les catholiques aussi bien que
les protestants possèdent des écoles particulières. © L'enseignement est donné dans notre province au moyen de cinq sortes d'écoles :
Les écoles primaires :
Les écoles spéciales ;
Les écoles normales :
Les écoles secondaires ou collèges classiques ;
Les écoles supérieures ou universitaires.
Les écoles primaires mA sont dites écoles publiques et relèvent, comme telles, de la loi d'éducation.
Les écoles secondaires, les écoles supérieures et plusieurs écoles spéciales sont indépendantes, c'est-à-dire quelles ne relèvent pas de l’État,
Les écoles primaires sont de trois degrés :
Les écoles primaires élémentaires; Les écoles primaires intermédiaires (modèles) : Les écoles primaires supérieures (académiques).
Le but de l’école primaire est de donner aux enfants de cinq à dix-huit ans les connaissances indispensables à toute personne dans la société.
La durée du cours primaire est de huit ans :
École élémentaire, 4 ans ;
École intermédiaire (modèle), 2 ans ;
École supérieure (académique), 2 ans.
Les écoles primaires sont tenues de suivre le programme d’études approuvé par les comités du Conseil de l’Instruction publique.
Les écoles catholiques suivent le programme approuvé par le Comité catholique et les écoles protestantes suivent le Au | (à Very approuvé par le Comité protestant.
Le but des écoles spéciales (collèges, commerciaux, écoles techniques, écoles d'agriculture, écoles polytechniques, écoles ménagères, écoles des hautes études commerciales, etc.), est de former les jeunes gens au commerce, à l’agriculture, au génie civil et aux industries, et les jeunes filles à l’économie domestique, etc.
Dans les couvents catholiques on s’applique aussi à préparer les jeunes personnes à la vie domestique, en vue du rôle important qu’elles auront à remplir plus tard dans la famille.
Le but des écoles normales est de former les jeunes gens et les jeunes personnes à la pratique immédiate de l’enseignement primaire.
Le but des collèges classiques est de préparer les jeunes gens à l’étude de la théologie ou des professions libérales. C’est dans les collèges classiques que se donne l’enseignement secondaire.
Le but des universités est de former les jeunes gens à la pratique du sacerdoce (la prêtrise chez les catholiques) ou des professions libérales.
Les professions libérales sont: le droit, la médecine, le notariat et le génie civil. C’est dans les universités que se donne l'enseignement supérieur.