LE STATUS SCOLAIRE
Des Carnoiiques px LANGUE ANGLAISE DANS LA PROVINCE DE Quésec (1)
A diverses reprises, on nous a demandé dans quelles conditi 18 sont les catholiques de langue anglaise de la province de Québec au point de vue scolaire.
A cette question, il n'y a qu’une réponse : les catholiques de langue anglaise, dans la province de Québec, jouissént de tous les droits et privilèges dont bénéficient, en vertu de la loi de l’Instruction publique, les catholiques de langue française.
En effet, d’après cette loi, la Province est divisée en circonscriptions nommées municipalités scolaires. Dans chaque munipilapité, les pères de famille appartenant à la religion professée par la majorité des habitants, élisent tous les trois ans une commission scolaire, qui se charge (en vertu de la loi) de tout ce qui concerne l’école, y compris l'engagement des maîtres. (2)
Ainsi, dans les municipalités où les catholiques de langue anglaise sont en nombre suffisant ou en majorité, ils sont absolument libres d'organiser les écoles conformément à leurs besoins. C'est ce qui arrive, notamment dans les villes de Montréal et de Québec, et dans les comtés d'Ottawa, Pontiac, Wright, Labelle, Huntingdon, Shefford, Québec, Gaspé, etc.
Ce sont les commissions scolaires qui déterminent par l’engagement des maîtres soit de langue anglaise soit de langue
(1) Reproduit de l'Enseignement primaire de juin 1917.
(2) Voir le Code scolaire de la province de Québec (édition 1912) aux articles 2635, 2639, 2606, 2720, 2728, 2751 et suiv., 2034, 2709, 2711, 2728, 2718, 2730, 2759, 2857, 2867, 2507, 2687.
française dans quelle langue l'enseignement régulier sera donné à l’école.(1) Dans les endroits où les catholiques de langue anglaise sont en majorité, ils sont les maîtres de leurs écoles. Ni le Gouvernement, ni le Département de l’Instruction publique n’interviennent dans les questions de langue, excepté pour revendiquer le droit de la minorité, qu’elle soit de langue anglaise ou de langue française. A preuve, le passage
suivant d’une circulaire du Département de Instruction
ublique, adressée aux Inspecteurs d' écoles catholiques de la
rovince de Québec, le 25 août 1914: Chaque fois que vous constaterez de la mauvaise volonté ou de la négligence chez les commissaires concernant l’enseignement de la langue maternelle au les écoles mixtes, veuillez m'en informer, non seulement dans votre rapport, mais aussi et immédiatement après votre visite des écoles de la municipalité, par lettre spéciale,
Prevenez les commissaires que s'ils ne rendent pas justice à
la minorité dans. leur municipalité, qu’elle soit de langue française ou de langue anglaise, je priverai leurs municipalités des subventions du Gouvernement. 2)
Cette attitude du Département de l’Instruction publique de Québec n’est pas nouvelle. Dans une circulaire en date du 23 décembre 1912, le Surintendant disait aux inspecteurs : Dans quelques districts, un certain nombre d’écoles catholiques sont fréquentées par des élèves de langne française et par des élèves de langue anglaise. .Dans ces écoles mixtes, exigez des commissaires qu’ils engagent des titulaires compétents à bien enseigner les deux langues. Une école dont la majorité des élèves est canadienne-f'ançaise doit être dirigée par une personne sachant parfaitement le ‘-ançnis et suffisamment l’anglais ; tandis qu’une école dont la majorité est can: - dienne-anglaise ou irlandaise doit être “onfiée à un maître sachant parfaitement l’anglais et suffisaniment le français.
(1) Code scolaire, articles 2711, 2712, 2713 et Hv.
(2) Rapport du Surintendant de l’Instruction publique por 19141916 page 608.
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Chaque fois que vous constaterez qu’une minorité n'est pas traitée avec justice, veuillez m’en informer incessamment. (1)
Dans les villes de Québec et de Montréal, où les catholiques de langue anglaise sont particulièrement groupés, les commissions scolaires de ces deux cités (dont font partie des représentants des catholiques de langue anglaise)(2) accordent des écoles anglaises spéciales, soutenues par les deniers de toute la communauté et ce, depuis de longues années. Voici quelquesunes des écoles catholiques anglaises ou bilingues, dans la province de Québec :
A Montréal, d’après la nouvelle organisation de la commission scolaire catholique, sur trente-un commissaires d'écoles, cinq sont de langue anglaise. (3)