ÉCOLES CATHOLIQUES DE LANGUE ANGLAISE DANS LA PROVINCE DE QUÉBEC
A Montréal
St-Patrick’s Academy (Boys); 8. Patrick's Academy (Girls); St Ann's Academy (Girls) ; St Ann's School (Boys); St Ann's Kindergarten; Sarsfield School ; Belmont School ; Chauveau School (St Gabriel Boys) ; Bourget Academy ; Our Lady of the Angels Academy; Jeanne LeBer School; St Agnes Academy; St Alphonsus School; St Michael (Boys); Mount St Michael (Girls); St Lew's Academy; St Faul's Academy; St Gabriels Academy; St Dominique’s School; Edward Murphy School; Our Lady of the Good
(1) Rapport du Surintendant de I Instruction publique pour 1919-1918, page 600.
(2) A Québec, sur neuf commissaires catholiques, deux sont de langue anglaise. La population de la ville de Québec est environ de cent mille Ams ; sur ce nombre, il y a à peine cinq mille catholiques 1e
(8) Un dans le bureau central et un dans chaque commission de district.
Counsel; Mackay Wolff; Archbishop's Academy ; Catholic High School; St-Kerwin's Academy; Higher Commercial Studies. f
A Québec St Patrick's Academy.
Comté de Québec Valcartier (St Gabriel Ouest).
Comté de Gaspé
Rivière-Nord-de-Pabos ; Petit-Pabos ; Percé, Haldimand, diss
Comté de Shefford
St-Joachim ; St-François-Xavier.
Comté d'Ottawa
Templeton-Ouest ; Cantley ; St-Jean-de-Wakefield ; Hinks ; St-Etienne-de-Chelsea ; Low; Killarney; St-Joseph-de- Wakefield; Ayir‘; Stagsburn ; Fieldville ; Egan-Ouest ; St-Alphonse ; Lytton ; Egan-Canton; Hull-Canton, diss. ;
Comté de Pontiac
Notre-Dame-de-Quyon ; Pontiac; Onslow-Sud ; Onslow- Nord; Bristol, diss. : Upper Litchfield ; Ste-Elisabeth-de- Frankton ; Portage-du-Fort.
Comté de Labelle
Lochaber et Gore ; St-Malachie ; Mulgrave et Derry ; Portland-Ouest, diss.
Ecol BILINGUES CATHOLIQUES OÙ DES CLASSES DISTINCTES SONT A LA DISPOSITION DES ÉLÈVES DE LANGUE ANGLAISE
A Montréal
École Lajoie ; Notre-Dame du Perpétuel-Secours ; Académie Ste-Élisabeth : Couvent St-Henri ; Collège du Sacré- Cœur ; Académie St-Joseph ; École Ste-Marie ; Académie St-Paul; Académie Marguerite-Bourgeois ; École St-Raymond; Couvent de Notre-Dame de-Grâce ; Couvent d’Hochelaga; Académie Querbes ; Ecole Ste- Clotilde: Couvent de l’Immaculée-Conception ; Couvent des SS. Noms de Jésus et de Marie; Villa-Maria; Mont-Ste-Marie Sacred-Heart College, etc.
A Québec
Académie commerciale des Frères des Écoles chrétiennes ; Couvent des Ursulines ; Couvent de Sillery ; Couvent du Bon-Pasteur et plusieurs autres dont les noms nous échappent.
Dans les quartiers de ces mêmes villes où la population catholique de langue anglaise n'est pas assez dense, dans les écoles françaises les commissaires forment des classes spéciales anglaises confiées à des maîtres ou à des maîtresses de langue anglaise : telles les classes anglaises des écoles des Sœurs de la Charité des Sœurs du Bon-Pasteur et des Frères de l’Instruction chrétienne à Québec et nombr. d'autres écoles dans les petites villes où se trouve un groupe assez considérable de catholiques de langue anglaise.
Il y a certainement d’autres écoles, ou bilingues ou catho-
liques de langue anglaise, dont nous n’avons pu retracer les noms.
De plus les élèves de langue anglaise disséminés parfois dans les classes françaises des villes, ont chance d'étudier Langlais, même dans ces écoles, qui sont bilingues dans bien des cas, comme le démontre la liste qui précède. .
Dans les écoles indépendantes absolument françaises (couvents et académies), la situation des catholiques de langue anglaise est très avantageuse. Depuis plusieurs années, à tort ou à raison, la plupart des grands pensionnats et nombre d’académies de garçons sont devenus de véritables écoles bilingues où l’anglais est sur le même pied que le français
Nous avons cité, il y a un instant, plusieurs de ces écoles.
Dans ces établissements, on pousse la condescendance jusqu’à mettre les deux langues sur un pied d'égalité, même dans les réceptions officielles. Jai été témoin, il y a quelques mois à peine, au centre le plus français du vieux Québec, du fait suivant, qui illustre magnifiquement la générosité canadiennefrançaise, générosité exagérée si on la compare à l’égoïsme de certains autres groupes : Le couvent du quartier Saint-Roch, dirigé par les Sœurs de la Congrégation Notre-Dame, recevait Son Excellence le Lieutenant-gouverneur, sir P.-E. LeBlanc. Sur deux cents cinquante élèves, à peine une vingtaine sont de langue anglaise. Eh bien! deux adresses sont présentées au Lieutenant-gouverneur, un Canadien français : l'une est en français et l’autre en anglais ; parmi les invités, je ne sache pas qu’il y eût un seul catholique de langue anglaise. Mais les éducatrices distinguées que sont les Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame, avaient voulu — et c’est de tradition dans toutes les maisons d'éducation de notre Province — témoigner de leur respect à la petite minorité des élèves catholiques de langue anglaise, habitant sous le toit d’une école canadiennefrançaise.
Ce qui s’est passé en cette circonstance au couvent de Saint- Roch, arrive souvent dans nombre d’autres maisons d’éducation de la province ce Québec, où, Dieu merci, vit encore le sentiment chevaleresque qui fait l’honneur de tous les peuples d'origine française.
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C'est dans le programme d’études des écoles catholiques que s'affirme le. plus éloquement la préoccupation de rendre justice aux catholiques de langue anglaise. En consultant la version anglaise des Règlements du Comité catholique (School Regulations of the Catholic Committee), l’on constate, page 67, que la langue maternelle est bien la langue de communication, par cette mention, vis-à-vis des spécialités qui se rapportent à l’enseignement de la langue : French or English. Dans la version française il n’a a que la mention : Français.
Quand il s’agit (pages 86 et suivantes) de donner le détail de l’enseignement de la langue, l'indication qui suit est placée en tête de chaque page : French for french schools, or English for english schools. =
Pour bien marquer que la langue maternelle des élèves doit être la langue usuelle de l’école, les brevets d’enseignement sont accordés pour une seule langue, si le candidat le demande. Voici à ce sujet deux articles des Règlements du Comité catholique concernant le Bureau central des Examinateurs :
94.— L'examen a lieu en français ou en anglais, selon le désir exprimé par le candidat dans sa demande d' admission; il en est fait mention dans le brevet.
95.— Le candidat qui désire enseigner dans les deux langues, doit subir un examen en français et en anglais sur la lecture, la grammaire, la dictée et la composition.
Dans le programme des écoles catholiques, version anglaise des Règlements du Comité catholique, page 68, au titre Histoire, on lit, après l’énumération : Histoire du Canada, Histoire de France, Histoire d'Angleterre : “ History of Ireland (for Irish people ). C’est la une délicatesse qui mérite d’être signalée.
Dans les écoles normales aussi le diplôme, principal est accordé suivant la langue maternelle de l’élève-instituteur.
À remarquer que le brevet du Bureau, comme celui des écoles normales, qu’il soit français ou anglais, permet d’enseigner dans toute la Province.
Dans les écoles normales, où le nombre des élèves-institutrices permet un groupement de huit à dix élèves de langue anglaise, ces élèves suivent tous les cours de l’école dans leur langue maternelle, et ce dans des salles particulières, requérant ainsi un personnel enseignant spécial, comme à Valleyfield, Montréal et St-Hyacinthe. a
La loi de l’Instruction publique, les règlements scolaires de notre province et les faits démontrent que sur tout le territoire de la province de Québec, les catholiques de langue anglaise jouissent en paix du droit sacré de faire instruire leurs enfants dans leur langue maternelle, et qu’ils reçoivent de la population de langue française, qui forme une énorme majorité, un traitement des plus généreux.
Au Comité catholique du Conseil de l’Instruction publique, sur treize membres laïques, les catholiques de langue anglaise comptent trois représentants, soit 18% quand la population catholique de langue anglaise de la province de Québec, comparée aux catholiques de langue française de la même province, forme à peine 6%. Au premier juin mil neuf cent onze, sur 2,003,232 habitants recensés dans la province de Québec, on comptait 1,724,683 catholiques romains, dont 1,605,339 de langue française. Les Irlandais, que nous supposons tous catholiques, s’élevaient, à la même date, au nombre de 103,147.
Ainsi l’on peut affirmer que la question de langue ne se pose pas dans la province de Québec, pas plus pour les protestants que pour les catholiques de langue anglaise: Lorsque parfois elle a été posée incidemment, elle ne l’a pas été par la majorité. L’on a vu des écoles fréquentées par une majorité d'élèves canadiens-français dirigées par des institutrices de langue anglaise ne sachant pas le français.
Il faut être juste : lorsque les élèves canadiens-français ont dû subir un enseignement dans une langue étrangère, même dans la province de Québec, ce ne fut pas toujours le résultat de
J ³ĩV * 92 A PROPOS D’INSTRUCTION OBLIGATOIRE ——————————— ̃ !
l'injustice, mais assez souvent, ce sont les institutrices réellement bilingues qui faisaient défaut.
Il n’en reste pas moins acquis, que lorsqu'une minorité a eu à souffrir au sujet de la langue dans la province de Québec, cette minorité n’était pas de langue anglaise.