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preuve de l'influence de l'ovaire sur la menstruation, et de la vitalité du greffon.
Pour prouver le rétablissement de la fonction interne de l'ovaire, on doit aussi faire appel à la disposition des troubles ménopausiques chez les greffées. Nous avons vu que ces troubles ne sont pas aussi importants que ce ‘que l’on à bien voulu dire ; enfin, beaucoup de femmes après la castration, ne présentent aucun trouble. On ne peut donc, affirmer l'efficacité des greffes ovariennés par leur absence. Notons seulement une curieuse constatation faite sur les neuf cas examinés dans le service de M. de Rouville etque Tuffier a observée aussi: c'est que ces troubles se sont montrés modérés dans toutes les observalions où la menstruation s'est rétablie d'une façon à peu près normale. Dans la nôtre, en particulier, ils sont très bénins tant que les règles restent normales. C’est ce qui à fait attribuer les accidents consécutifs à la castralion utéro annexielle, non pas à la suppression de l'ovaire, mais à la suppression de la menstruation.
3° CONTROLE HISTOLOGIQUE. - C'est là le moyen de contrôle le plus précis qui soit à la disposition du chirurgien ; pourtant, il est bon de faire encore une réticence, car cet examen ne peut fournir que l'élat anatomique de l'organe greifé, ce qui ne signifie pas a priori qu'un organe anatomiquement sain le soit physiologiquement.. Malheureusement, ces examens sur la femme sont encore assez rares et parfois contradictoires. C’est que l'on ne peut faire un examen complet qu'à condition d'extirper les greffons ovariens et les examiner dans leur totalité. Le cas que nous rapportons rentre dans cette catégorie.
Quénu et Sauvé ont rapporté l'examen microscopique d'une greffe humaine datant de dix mois. Il s'agit d’une