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ou périvascularite qu'on rencontre dans les foyers d'inflammation chronique, tuberculeux par exemple. — Par places, on note des placards hémorragiques parsemés de polynueléaires, mais ne rappelant en aucune façon les foyers d’inflammations nodulaires spécifiques. D'ailleurs, dans l’ensemble, cette zone ne présente aucun élément pouvant rappeler les cellules géantes ou les follicules tuberculeux. L'infiltration des globules blancs est diffuse et surtout formée par les polynucléaires.
3 Enfin, au-dessous de cette zone de défense, du tissu conjonctif lâche à lésions inflammatoires moins avancées. Infiltration très discrète allant en s’atténuant vers la profondeur. On y retrouve la disposition histologique classique des épiploons.
En somme, paroi d’abcès où malheureusement on ne peut mettre en évidence aucun élément spécifique et qui paraît répondre à la structure histologique des abcès chauds subaigus.
Cette observation nous paraît intéressante à plus d’un titre, .
Nous allons, dans les paragraphes suivants, résumer les données généralement admises en ce qui concerne les épiplocèles suppurées et nous nous efforcerons de mettre en évidence ce qui donne au cas que nous rapportons une physionnomie particulière, et, parfois même, l'oppose aux notions classiques.
ETIOLOGIE ET PATHOGÉNIE
L’épiploïle herniaire peut survenir après une cure radicale de hernie. Ces cas sortent du cadre que nous nous sommes tracé ; nous les laisserons absolument de côté. Il ne sera question iei que des épiplocèles suppurées spontanément.
L'épiploïte herniaire suppurée est rare. Leroy dans sa thèse en rapporte seulement quatre observations.
Elle se voit surtout dans les hernies anciennes, volumineuses, et qui depuis longtemps sont irréductibles.
Elle ne s’observe guère que lorsqu'il s’agit d'épiplocèle pure ; il est beaucoup plus rare de la rencontrer lorsque intestin et épiploon coexistent dans le sac.
Presque toujours c'est la hernie inguinale qui est en cause, aussi ne s’étonnera-t-on point de la rencontrer presque exelusivement chez l'homme.Chez l'enfant elle ne s'observe jamais, car l’épiploon est insuffisamment développé pour venir se loger dans un sac herniaire.
Les chocs répétés que subit la hernie, et en particulier les traumatismes incessants qu'occasionne le port d’un bandage mal adapté, se retrouvent souvent dans les antécédents des malades ; parfois, ce sont des phénomènes de torsion intrasacculaire qui, en gênant la circulation, créent un lieu de moindre résistance où l'infection se localisera volontiers.