‹ A Propos D'Un Cas D'Épiploïte Herniaire SuppuréeChapitre 8 sur 15 · RH · texte numérisé non relu

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Chez notre malade, beaucoup de ces facteurs étiologiques manquent ; jamais il n'avait porté de bandage, et rien dans son histoire ne pouvait faire songer à des épisodes antérieurs de torsion épiploïque.

Comment expliquer ici la production inattendue de la suppuration ?

Nous savons que le fait seul pour un organe d’être logé dans un sac herniaire lui crée des conditions de vie spéciales et défectueuses (troubles cireulatoires en parüculier) qui suffisent à diminuer sa résistance à l’infec-. tion. Nous admettons donc que, chez notre sujet, l’épiploon hernié était un « locus minoris resistentiae ». Mais ce n'est là qu'une cause prédisposante et qui explique seulement la localisation d’une infection venue d'ailleurs. Hi faut que des microorganismes aient été apportés à ce niveau, et la voie hématogène est certainement celle qu'ils ont suivie. La réalité du processus pathogénique que nous invoquons a élé expérimentalement démontrée par Leroy. En injectant des cultures de staphylocoques dans la veine auriculaire du lapin et en traumatisant l'épiploon, cet auteur est parvenu à reproduire des épiploïtes suppurées.

Le passage des microbes dans le torrent circulatoire est un fait banal au cours de la plupart des maladies infectieuses : nous n'hésitons pas à croire que c’est au moment de l'épisode fébrile {qualifiée de grippe par le sujet) que se sont faites, et l’irruption des agents pathogènes dans le sang et leur fixation sur l’épiplocèle. En effet, cet épisode a coincidé avec une augmentation de la tumeur et a précédé de trois semaines l'acte opératoire : temps précisément nécessaire à la constitution des lésions telles qu’elles ont été rencontrées,

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