‹ A propos d'un cas de dysembryome tératoïde présacré chez un enfantChapitre 10 sur 33 · ERA · texte numérisé non relu

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En 1910, ScHRAMM rapporte le cas d’une fillette de sept semaines avec ‘une tumeur congénitale grossissant rapi- dement entre le rectum et le sacrum. La masse était composée de graisse, de fibres nerveuses et musculaires, de cartilage hyalin, de zones ressemblant à la paroi de l'estomac et de glandes lactées et sudoripares.

En 1922, Law fait paraître un article sur les tumeurs pré-sacrées et y présente un cas de tératome pré-sacré chez un homme de 27 ans.

En 1923, VOLLANT, dans sa thèse, présente un neurvépithéliome pré-sacré chez une fillette de trois semaines et insiste sur son début à forme de rétention aiguë d’urine (comme dans notre cas).

En 1924, HUNDLING, dans une revue de 19 cas de tumeur: présacrées, ne présente qu’un kyste dermoïde chez une fillette de 3 ans et aucun tératome. Les autres sont des adultes.

Il faut bien dire, cependant, que ces observations rapportées par différents auteurs manquent de précision quant à la situation anatomique exacte de la tumeur. Et ce n’est qu’en 1925, avec une observation détaillée de : SAWDAY, que nous trouvons un tératome chez l’enfant, à développement strictement pré-sacré.

En 1938, WuiTrAKER, dans une série de 22 cas de tumeurs pré-sacrées, expose, à côté de trois kystes dermoïdes chez des filles, le cas d’un tératome antérieur au sacrum, mais avec une expansion périnéale, chez une fillette de 7 ans.

En 1943, HEPLER fait une rapide étude des tumeurs pré-sacrées à propos d’un cas de sympathico-blastome chez un garçon de 3 semaines, ayant provoqué une rétention d’urine depuis la naissance.

En 1944, RHODEN publie le cas très curieux d’un tératome pré-sacré provoquant par sa sécrétion une puberté précoce chez le garçon qui en était porteur.

En 1947, SALMON et Pomso communiquent l’observation

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très détaillée d’un garçon de 16 mois porteur d’un tératome présacré, relié par un cordon à une deuxième masse située au-dessus du détroit supérieur.

En 1948, RIKkER et PoTTs, sur six cas de tératomes sacrococcygiens chez l’enfant en signalent deux situés antérieurement au sacrum, mais tous deux avec de grosses expansions périnéales. La même année, Ross publie un article sur les tumeurs sacrées et pré-sacrées, et DE VoE le cas d’une grossesse compliquée par un neurofibrome présacré.

Mac CarTy, dans un article intitulé «Tumeurs présacrées> paru en 1950, précise qu’en règle générale, le tératome sacro-coccygien se découvre à l’inspection dès fa naissance de l’enfant, ou peu après, à l'inverse du kyste dermoïde restant longtemps silencieux dans sa situation présacrée. Il rapporte le cas d’un kyste dermoïde présacré chez une femme de vingt ans. À la même époque, BROWN relate l’histoire d’une expansion sacrée méconnue causant une rétention d’urine aigué.

Gross, dans son importante publication de 1951 sur les tératomes sacrococcygiens chez les nourrissons et les enfants, constate que les lésions découvertes tard dans le bas âge ou l’enfance se montrent rarement sous la. forme d’une masse extérieure : elles sont plus petites et davantage situées en profondeur, ou cachées en face du coccyx et du sacrum. Deux seulement de ses 40 cas se manifestèrent initialement par des fistules se drainant localement. Dans le même temps, JACKMAN fait un tour d’horizon sur les tumeurs rétro-rectales.

En 1952, Cnicor et KLEIN communiquent les observations de six tumeurs sacro-Coccygiennes chez des enfants et nouveau-nés, toutes visibles extérieurement. GARNIER, dans sa thèse, fait, à propos d’un cas de schwannome rétro-rectal, une étude très poussée et précise des tumeurs présacrées et dé leur traitement.

FALCIDIENO, la même année, expose avec détail un cas

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de tératome typiquement pré-sacré de la taille d’une orange chez une femme de 24 ans. Celui-ci avait provoqué différents troubles depuis l’âge de 17 ans, dont on avait méconnu l’origine. Une petite tumeur postérieure au COCCyx, apparue plus tard, et communiquant en bouton de chemise avec lui permit d’en faire tardivement le diagnostic.

Enfin, en 1954, PEerir et LE TAN-ViINH, dans une intéressante étude faite à propos de 12 cas de tumeurs sacrococcygiennes, rapportent parmi leurs observations deux cas de tératomes pré-sacrés chez des nourrissons.

Cette rapide revue de la littérature nous montre combien sont rares les cas qui peuvent se rapprocher du nôtre. Un tératome pré-sacré chez un enfant, sans expansion périnéale extérieurement visible est donc une chose assez exceptionnelle.

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