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d’'embryome complexe.
Au stade plus avancé de la morula, un blastomère quelconque est capable de donner tous les tissus de lorga: nisme; une telle cellule est à l’origine du tératome tridermique typique.
Enfin, au stade tridermique de la gastrula, une cellule dérivant d’un feuillet bien différencié, douée d’une plus grande spécificité, ne pourra donner qu’une tumeur simple, comportant uniquement les éléments d’un seul feuillet embryonnaire, ectoderme, mésoderme ou endoäerme. On peut y voir l’origine des tumeurs plus simples, telles lc kyste dermoïde. | Ne
On invoque pour le déclenchement de ces dysembrywplasies des causes mécaniques, chimiques ou infectieuses. La syphilis ne paraît pas en cause. N
Cette théorie n'exclut pas les anciennes, qui voient l’origine des tératomes dans les restes de l’intestin postanal, du canal neurentérique, de la membrane proctodéale, ou Eien des vestiges médullaires coccygiens. Mais, il faut bien le souligner, ces structures donnent seulement ce qu’on appelle les « dysembryomes régionaux », généralement simples, où l’on retrouve uniquement des éléments ‘rappelant les structures régionales. |
Il est intéressant de noter que cette hypothèse blastomérique est étayée par certains faits. B. DUHAMEL à observé dans une «famille à jumeaux» un mariage consanguin ayant déterminé «la dérivation du potentiel de gémellité et l’apparition dans la descendance d’un tératome sacro-coccygien >». Et GRoss rapporte une proportion de gémellité de plus de 50 p. 100 dans les familles des enfants porteurs de tératomes sacro-coccygiens, proportion beaucoup plus élevée que la normale.
La plupart des auteurs donnent leur préférence à la conception que nous venons d’exposer. Pour rester dans l'esprit scientifique, ils se rallient à cette théorie, qui a le mérite d'expliquer le plus grand nombre de faits, tous
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les cas même, avec beaucoup de cohérence et de clarté.
La théorie de la parthénogénèse a aussi ses adeptes. Selon elle, un ovule primordial, ou un spermatocyte, persistant dans la gonade, peut évoluer sans fécondation et donner un dysembryome de type tératoïde. Théorie appuyée par les travaux de BosAEUS sur la stimulation d'œufs de grenouille non fertilisés et par les expériences de T. Lo, qui a démontré la possibilité de parthénogénèse chez les - mammifères. GRoOSS, dans son article de 1951, a repris cette hypothèse. Il y invoque le développement plus long de l’ovaire pour expliquer la fréquence plus marquée des tératomes chez la fille. «La persistance plus longue de la partie caudale de l’éminence génitale accroît, dit-il, les chances de division régionale de cellules et de formation de tératomes dans l’abdomen et le pelvis, plutôt que dans Je thorax. » Mais si cette hypothèse explique parfaitement le développement des dysembryomes dans les glandes germinatives, rend-elle aussi bien compte de celui des dysembryomes extra-génitaux ?