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OBSERVATION IV (Petit et Le Van-Tinh)
Enfant Georges P.., né le 8 novembre 1948, est présenté à la consultation de l'Hôpital Saint-Vincent-de-Paul en décembre 1948, à l’âge d’un mois, pour une tuméfaction qui déforme la fesse droite. Cette tuméfaction arrondie, lisse, tendue, est partiellement réductible à la pression.
D'autre part, on note que l’abdomen est augmenté de volume : il présente une tension élastique qui augmente quand on tente de réduire la tuméfaction fessière.
Le toucher rectal-décèle sur le flanc postérieur droit du rectum le canal qui unit la tuméfaction fessière et la cavité abdominale.
En résumé, la lésion se présente sous l’apparence d’une volumineuse tumeur kystique bilobée. L’un des lobes, de limite imprécise, est abdominal, l’autre est fessier.
Des examens complémentaires sont pratiqués.
Une cystographie montre que la vessie est refoulée vers le haut. Un lavement baryté révèle que le rectum est rejeté en avant et à gauche.
: Par une urôgraphie intra-veineuse, on constate l’absence de sécrétion rénale droite.
Aucun diagnostic précis n’est vorté, et comme l'enfant ne présente ni trouble fonctionnel, ni signes généraux, aucun traitement n'est institué.
L'état général reste stationnaire pendant un an, puis foute tuméfaction disparaît spontanément.
Mais un an plus tard, c’est-à-dire deux ans après la première constatation clinique, l’enfant revient parce qu’il présente une récidive de la tuméfaction fessière droite, Ce n’est plus une lésion kystique, mais une tumeur infiltrée, inextirpable, qui vrésente à l’examen histologique les caractères d’un dysembryome malin.
« Il est possible que cette évolution eût été différente si une extirpation précoce et totale de la tumeur avait été pratiquée après le premier examen. L'erreur de diagnostic qui a déterminé l’abstention opératoire, a été fatale par ses conséquences.
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Cette erreur sera évitée si on sait qu’une tumeur sacrococcygienne congénitale ne s’extériorise pas toujours au périnée postérieur. »
OBSERVATION V (Salmon et Poinso)
L'enfant Edouard C.. est admis à l'hôpital le 10 mars 1942, à l’âge de 10 mois, pour rétention d'urine. Un urologiste incrimine un phimosis. Le toucher rectal n’aurait rien révélé. Circoncision, puis cystostomie nécessitée par une infection urinaire. Au cours de cette cystostomie, on reconnaît la cause de la rétention d’urine : une volumineuse tumeur pré-sacrée adhérente au sacro-coccyx.
Paroi rectale saine. Radiographie négative.
Les mois suivants : sub-occlusion, La tumeur grossit, Elle est en partie fluctuante. Son pôle supérieur atteint l’ombilit, son pôle inférieur, le périnée.
Ponction par voie latéro-coccygienne gauche. nl s'écoule un demi-litre de liquide très épais, sirupeux, contenant en suspension de petits débris. La tumeur s’affaisse. Selles immédiates.
Examen cytologique et anatomo-pathologique (Prof, Pouïsines, Labor. du Doy. Cornil) : Amas de lymphocytes et de polynueléaires. Pas de cellules néoplasiques.
Pendant trois mois, l'enfant va mieux, la cystostomie se ferme spontanément. Les mictions sont normales.
Septembre 1942 : Nouvelle rétention d'urine. Constipation. Ponction (400 gr. de liquide). Amélioration.
L'intervention conseillée est refusée.
La tumeur augmente rapidement de volume, On rapproche les ponctions (huit entre septembre et novembre 1942).
Le nourrisson a seize mois. L’état général n’est pas brillani. Le pronostic est sombre. L'opération est enfin acceptée,
Le 6 novembre 1942 : intervention (M. Salmon).
I aurait été utile de repérer les uretères par sonde, mais vu le jeune âge de l’enfant, cette manœuvre s'avère très délicate et on ne l’exécute pas. |
Perfusion, sanguine de 400 grammes.