CLINIQUE
Le nombre des observations que nous avons pu recueillir n’est pas considérable : sept seulement avec celle que nous a confiée le Professeur POUYANNE (il nous a été impossible de nous procurer l’observation de RHODEN sur un Cas de tératome présacré sécrétant des hormones androgènes).
Une constatation s'impose à la lecture de ces observations : c’est l’extrême difficulté du diagnostic. Au moment où Jon a pu reconnaître la tumeur présacrée chez ces malades, tous avaient déjà eu un ou plusieurs incidents, voire des troubles fonctionnels chroniques. Le médecin, méconnaissant la possibilité d’une telle tumeur la laissait croître et soignait symptômatiquement, inutilement les troubles qu’elle pouvait provoquer et qu’il rapportait à une autre cause plus banale. Ce fait est aisément explicable, jorsqu’on connaît la rareté de ces tumeurs et leur symtômatologie fruste et lentement progressive. En effet, c’est là, avons-nous dit, une localisation tout à fait atypique du tératome : habituellement, le tératome sacro-Ccoccygien banal de l’enfant se décèle dès la naissance par une masse extérieurement visible qui bombe au périnée postérieur ou dans la région fessière. C’est que, presque toujours, cette tumeur naissant de la région rétro-rectale, antérieure au sacro-coccyx, s'accroît dans le chemin de moindre résistance, en l’occurrence l'issue vers l’extérieur, vers le plancher périnéal postérieur ou la grande échancrure sciatique.
Il ne faut pas méconnaître la possibilité d’extension uniquement intrapelvienne du tératome. Bien que rare, elle