‹ A propos d'un cas de dysembryome tératoïde présacré chez un enfantChapitre 26 sur 33 · RE ER · texte numérisé non relu

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et la région de laquelle la tumeur est extraite est normalement très vascularisée, l’hémostase parfois difficile. D'autre part, le degré de déperdition sanguine chez lès enfants est trompeur : quelques tampons imbibés de sang peuvent représenter une grosse fraction du volume sanguin de l’enfant.

C’est pourquoi, à l’heure actuelle, il ne faut entreprendre l’exérèse de telles tumeurs que sous couvert d’une - perfusion sanguine per-opératoire systématique.

On utilise généralement une anesthésie générale, avec goutte à goutte d’éther sauf dans le cas de prématurés pour lesquels une infiltration locale de novocaïne seule semble plus indiquée. Chez les enfants et les nourrissons normaux, l’adjonction d’une anesthésie locale à l’anesthésie générale, surtout pour la dissection des pédicules vasculo-nerveux, permet de dominer le choc.

Soins post-opératoires :

Après l'opération on placera l'enfant à plat-ventre, le bassin surélevé, comme dans les suites des opérations pour spina bifida, et cette position sera maintenue au moins une semaine, jusqu’à ce que les points soient enlevés, afin de donner à la cicatrice la meilleure chance de rester propre et sèche. Urines et matières évacuées tomberont ainsi vers le bas et ne contamineront pas la cicatrice. Evidemment, cette position nécessite de grosses précautions, afin d’éviter la compression des parties molles et des points d’irritation des genoux et de la face.

Il est conseillé de faire commencer immédiatement un traitement pénicilliné par voie parentérale pendant au moins cinq jours après l’opération.

La plaie se cicatrise alors rapidement et l’on a une disparition complète des symptômes.

Tous les auteurs insistent sur le fait que les tératomes et tumeurs tératoïdes, même sans signe histologique de

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malignité, peuvent récidiver localement et nécessitent alors une réintervention beaucoup plus difficile avec une probabilité moindre de guérison après la deuxième ou troisième ablation.

Et, dans quelques exemples, Gross a pu voir une ablation incomplète de tératome le stimuler vers une malignité sans espoir. Dans le cas d’une extension vers le haut, vers l’espace rétro-péritonéal, il ne faudra pas hésiter à recourir dans la même séance à la voie haute, s’il est nécessaire, GARNIER et PERRUCHIO préfèrent la voie périnéo-abdominale à la résection du sacrum à la Kraske pour libérer le pôle supérieur de la tumeur.

On né saurait donc trop souligner l’importance de l’ablation complète de la masse tumorale au temps de l’opération initiale.

Le traitement radiothérapique complémentaire est inutile si l’examen histologique ne révèle aucune lésion maligene. Il devient logique, dans le cas contraire, et lorsque survient une récidive maligne. Signalons cependant que dans deux cas de cancérisation secondaire de tératomes observés par PETIT et LE Tan-ViNH, la radiothérapie n’a eu aucune action utile.

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