‹ A Propos D'Un Cas De Luxation Latérale Du Coude: Variété Interne IncomplèteChapitre 25 sur 29 · DORE TR · texte numérisé non relu

DORE TR

vide. Tous les Auteurs ont reconnu une grande im-

portance symptomatologique à la vacuité olécra-

mienne flanquée en dedans du bec olécranien.

__ De toute façon, l’épicondyle et l’olécrâne sont contenus dans le même plan frontal.

Ce caractère peFret d’ éliminer la luxation postérointerne.

Le blessé put exécuter, mais avec peine, quelques mouvements d'extension et de flexion, maïs il ne peut arriver à l'extension complète ni dépasser l’angle droit.

Les mouvements passifs sont de même, limités et douloureux.

ILexiste des mouvements de latéralité, en dehors et en dedans.

On devra rechercher és troubles nerveux, en particulier dans le territoire du eubital. Mais, aucune

lésion de ce genre n’a été observée jusqu’à mainte-

nant.

L'existence de ces différents signes impose le diagnostic, cependant, il est évident qu’on ne devra Jjamais négliger de faire une radiographie de face et de profil.

Les complications sont dues :

Soit à l’association à une fracture comme dans le cas de Broca, dont la pièce est conservée au Musée Dupuytren, et oùil s’agit de fracture du condyle externe de la palette humérale ; soit à l’existence de lésions des parties molles, plus ou moins considérables allant jusqu'aux luxations exposées. Ou encore, la complication réside dans une blessure ou une élongation du

SRE T VAE

nerf cubital, tout proche dans la gouttière épitrochléoolécranienne.

Ces différentes éventualités, de même que l’existence de lésions vasculaires (à part la déviation externe de l’artère humérale de la première observation de Triquer), n’ont pas été signalées dans les observations que nous reproduisons ici.

Enfin, une dernière complication serait due au fait de méconnaître la lésion ou de la laisser non traitée.

On.connaît la rapidité avec laquelle les luxations du coude non réduites deviennent « anciennes », au sens chirurgical du mot. Il est difficile à ce sujet de donner des dates. Cependant, d’après les classiques, après 3 semaines, le tissu fibreux intra et péri-articulaire, la rétraction musculo-tendimeuse rendent la luxation irréductible par les moyens orthopédiques. Et c’est alors qu’on voit apparaître l’impotence fonctionnelle et l’ankylose douloureuse. Cependant, dans le cas de THomas, où le blessé avait été vu 4 mois après l’accident, l’état fonctionnel était si satisfaisant, que l’auteur crut s’abstenir de tout traitement.

Le diagnostic ne se pose pas avec les différentes fractures de l’extrémité inférieure de lhumérus ou supérieure des os de l’avant-bras, non plus avec les variétés : postérieure et postéro-latérales de la luxation du coude. Le signe de NeLATOoN-TiLraux est suffisamment net. Mais le diagnostic sera à faire :

Avec la variété latérale externe, non pas dans la luxation complète : la déformation du coude est

énorme et caractéristique, l’avant-bras est ballant, et, on reconnaît facilement de dedans en dehors, les. saillies de l’extrémité inférieure. de l’humérus, et en: dehors, on sent les extrémités supérieures du radius. et du cubitus, le long du bord'externe de l’humérus, et généralement placées de champ. Quant à la variété incomplète, il faudra la caractériser par les signes suivants : Légère flexion de l’avant-bras en pronation. Élargissement du pli du coude, mais c’est le. massif épitrochléo-trochléen qui saille en dedans. La tête radiale est perçue très en dehors, débordant l’épicondyle. L’olécrâne est plus près de l’épicondyle que de l’épitrochlée, laissant palpable la cavité olécranienne.

Dans la luxation en avant, la forme incomplète se traduit par l’allongement du membre supérieur et par un rétrécissement circulaire au-dessous des tubérosités humérales. La fossette olécranienne est vide. En avant, le doigt reconnaît la tête radiale et l’apophyse coronoïde. La forme complète réalise une déformation considérable : en avant le bras semble raccourci et l’avant-bras allongé, en arrière, c’est l’inverse. La palpation décèle, en arrière, une extrémité inférieure de l’humérus normale dont la fossette olécranienne est déshabitée ; en avant : une tête radiale et un crochet cubital au-dessus du pli du coude.

Enfin 1l faudra éliminer : la luxation isolée de la tête radiale en avant, en arrière, ou en dehors (rechercher systématiquement la fracture fréquente du 1 /3 supérieur du cubitus), la luxation du cubitus seul

en arrière, les luxations divergentes soie: das le sens antéro-postérieur, radius en avant, cubitus en arrière, soit dans le sens transversal : radius en dehors, cubitus en dedans. RAA MA

Là encore, la recherche et La position respective dés tubérosités humérales et antibrachiales doivent être du plus grand SECOURS: RAA

Mais bien souvent, sans doute, és ces cas s excepe tionnels, la radiographie viendra au secours. de la clinique. FU

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