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Ainsi il vit ses douleurs disparaître complètement, son amyotrophie rétrocéder, son anémie faire place à une augmentation globulaire, son poids augmenter de 10 kgs et sa température devenir normale.
En avril 1937, il eu un iritis de l'œil droit, qui guérit en trois semaines, par simple atropinisation ; les examens du sang restèrent négatifs, cette fois encore.
Actuellement, il ne garde qu'une déformation en flexion de ses articulations phalango-phalanginiennes des orteils, des craquements à la flexion exagérée des genoux, un léger souffle systolique de la base, qui d'ailleurs, disparait en position assise, ainsi que quelques ganglions inguinaux, durs, roulant sous les doigts et sous une peau saine.
Ainsi donc, voilà un sujet atteint de la maladie Chauffard-Still, qui a fait deux poussées évolutives.
Sorti déjà en meilleur état de sa première poussée, on a pu constater une amélioration nouvelle sur ce premier état progressif, au sortir de la deuxième poussée.
Il est essentiel de noter qu'il a été principalement traité les deux fois, par de la crisalbine.
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ETIOLOGIE ET PATHOGENIE
Dans la recherche des causes possibles de l'affection, nous ne pouvons pas dans la grande majorité des cas, aller au delà du diagnostic de rhumatisme infectieux.
Les uns veulent faire de la maladie de Chauffard-Still, une entité morbide.vraie, dont le virus spécifique nous est encore inconnu (Micheli), les autres la considèrent comme un syndrome qui peut relever d'infections diverses.
Nous pensons que le nom de maladie lui convient mieux, que celui de syndrome, car si l'on se rapporte à l'étude de ses caractères, le fait de voir coïncider systématiquement les arthropathies avec un cortège infectieux indéniable (adénopathies, splénomégalie), des poussées fébriles, une anémie plus ou moins marquée, un état général médiocre, avec retard de la croissance chez l'enfant, oriente d'emblée vers l'hypothèse d'une maladie autonome.
L'atteinte relativement fréquente du cœur à côté de l'at- . teinte articulaire, la rapproche cliniquement, d'après Longo, de la maladie de Bouillaud-et par ailleurs l'anémie, la splénomégalie, les localisations cardiaques latentes, l'évolution le plus souvent fatale, après des rémissions apparentes, la font d'après Debré et d'autres auteurs, la proche parente de la
maladie d'Osler.
L'origine toxique a été invoquée par Lorenzini, qui suppose que les troubles du métabolisme général, ou que le passage des poisons intestinaux, provoque une intoxication endogène qui déclenche la polyarthrite.
Admettant sa nature infectieuse, beaucoup d'auteurs font jouer un rôle capital au terrain qualifié diathèse rhumatismale
(Bauer).
La part de l'hérédité dans la constitution de ce terrain serait importante et sur celui-ci, des facteurs différents : tuberculose, hérédo-syphilis, streptococcies, gonococcies et plusieurs germes encore inconnus, peuvent donner la maladie de
Chauffard-Still.
Paul Chevallier pense qu'on peut édifier deux théories : celle d'un rhumatisme banal sur un terrain spécial ou celle d'un fhumatisme Le du rhumatisme banal.
Quant à l'infection causale elle-même, elle a suscité nombre de recherches, mais ni le spirochète de Schaudin et Hoffmann, ni le bacille de Koch, n'ont pu être mis en évidence.
Pourtant L. Laederich et ses collaborateurs, en 1933, démontrent chez une femme de 52 ans, la présence du bacille tuberculeux, dans l'épanchement du genou.
L'innoculation au cobaye a déterminé une tuberculose à évolution extrêmement lente, comme si le liquide articulaire ne contenait que quelques unités bacillaires.
: La blennoragie mérite plus d'attention chez l'adulte.
Beaucoup d'auteurs anglais voient l'origine, dans les foyers infectieux dentaires, paradentaires, tonsillaires ou autres.
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