‹ À propos d'un cas de paralysie obstétricale du membre supérieurChapitre 12 sur 20 · ANATOMIE PATHOLOGIQUE · texte numérisé non relu

ANATOMIE PATHOLOGIQUE

La première antopsie a été connue en 1851 quand Danyau rapporta à la Société de Chirurgie de Paris l’observation d'un nouveau-né atteint d’une paralysie obstétricale du bras et d’une paralysie faciale du même côté.

Dans les très nombreuses opérations faites sur le plexus, surtout par des chirurgiens américains et anglais, nous trouvons des lésions nerveuses indiscutables variant depuis :

— Une simple distension nerveuse, qui guérit rapidement sans laisser de trace, car les cylindraxes ne sont pas rompus.

— en passant par la rupture sous nevrilemmatique légère, incomplète ou complète, dont la restauration sera donc probable, partielle ou impossible.

— jusqu'à l’arrachement complet avec déchirure de la graine et séparation définitive des deux extrêmités.

Ces lésions peuvent n'intéresser qu’une ou plu- sieurs racines et à des degrés divers.

L'endroit habituel de la rupture est l’espace com-

pris entre le ganglion spinal et la réunion des racines pour former le plexus. Parfois la rupture à lieu entre le ganglion et la moelle et quelquefois une partie de celle-ci est arrachée.

Dans la majorité des cas l’élongation du plexus se fait sentir, par des lésions lointaines, dans la moelle et dans les centres nerveux.

On note de l'atrophie dans les muscles paralysés et rétraction des tendons.

Les lésions du squelette sont exceptionnelles à Ja naissance, sauf celles dues aux traumatismes; fractures de l’humérus, de la clavicule, de l’omoplate ou des luxations.

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