‹ À propos d'un cas de paralysie obstétricale du membre supérieurChapitre 13 sur 20 · SYMPTOMES · texte numérisé non relu

SYMPTOMES

Cette affection se présente sous des formes cliniques assez variées, mais on les à ramenés à trois types chiniques bien définis, autant par leurs symptômes que par leur anatomie pathologique. Ce sont : les types supérieurs ou types Ducnexxe-Er8, la paralysie radiculaire inférieure ou du type KzumPke et la paralysie radiculaire totale.

PARALYSIE DU TYPE DUCHENNE-ERB

C'est la plus fréquente des paralysies obstétricales. Les muscles qui dans ce cas participent à la paralysie sont : le deltoïde, le biceps, le brachial antérieur, le long supinateur. La paralysie de ces muscles est due à des lésions de certaines fibres des cinquième ét sixième paires cervicales. Quand la presque totalité des fibres est touchée on a une paralysie des muscles sus et sousépineux., du faisceau claviculaire du grand pectoral, du court supinateur, du grand rond, grand dorsal et du orand dentelé.

On s'aperçoit que l'enfant est paralysé, ‘ordinairement un ou deux jours après l'accouchement. Le membre paralysé est immobile et sans vie; il est abaissé, l'épaule est effacée, le bras se maintient contre le tronc en adduction et en rotation interne, la main dans l'attitude de la pronation avec flexion des doigts. Cette inertie musculaire contraste vivement avec les mouvements si vifs et si variés des autres membres. L'épaule est immobile et dans certains cas on observe une élévation de l’omoplate produite par le muscle trapèze non paralysé.

Le deltoïde est le muscle le plus atteint, parfois même le seul atteint.

L'’atrophie musculaire est presque constante. La région scapulaire est aplatie; on perçoit facilement les saillies de l’acromion, de la clavicule, de la coracoïde ainsi que la tête humérale.

L'examen électrique, difficile à réaliser chez le nouveau-né, du fait du volume restreint des muscles, nous montre que les muscles paralysés ne réagissent pas ou réagissent mal.

Les troubles de la sensibilité sont rarement signalés. Il est assez difficile d'observer ces troubles chez le nouveau-né. C'est surtout en pinçant ou en piquant la peau et en examinant alors les mouvements instinctifs de retrait du membre de l’enfant qu'on pourra déterminer cette anesthésie.

Les téguments sont normaux sauf dans les cas exceptionnels où on a relevé dans la région sus-clâviculaire un épanchement sanguin ou une ecchymose (FroEu- 11CH, Harry PLAaTTr).

L'examen du squelette le montre également normal : il n'y a ni tuméfaction osseuse ni erépitation, ni mobilité anormale.

L'examen radiologique est alors constamment négatif, mais il faut avoir soin de le faire en mettant les membres en position absolument symétrique. Faute d’avoir pris cette présentation, certains auteurs ont relevé des différences dans la forme et la situation du noyau épiphysare qui ont pu faire croire à un déplacement primitif de l'humérus.

PARALYSIES RADICULAIRES DU TYPE KLUMPKE

Cette paralysie est relativement rare. Elle dépend des lésions intéressant les racines des septième et huïitième paires cervicales et la première dorsale. Les muscles du bras ont conservés leur contractilité normale et tous les mouvements de l’énaule s'exécutent avec facilité. C'est surtout à la main aue les troubles sont les plus accusés. Les muscles des éminences thénar et hvpothénar, les inter-osseux sont paralysés, de même les fléchisseurs de la main. L'enfant est incapable de tenir aucun objet. On remarque alors cette attitude spéciale pronation forcée de l’avant-bras, extension du poignet, doigts fléchis et enrohés dans Ja main.

= Un symptôme important rend le diagnostic facile, c'est le” signe de Klumpke-Hutchinson que l’on appelle encore syndrome sympathique, caractérisé par des phénomènes oculo-papillaires; myosis, rétrécissement de la

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fente palpébrale et dans quelques cas petitesse et rétraction du globe oculaire. Ces phénomènes relèveraient une lésion du rameau communiquant du premier nerf dorsal (KLumpxe). Ces signes oculo-pupillaires peuvent manquer chez l'enfant.

L'’anésthésie existe, elle remonte à la moitié interne de Ja main et de l’avant-bras et à la face interne du bras jusqu'au coude.

T'atronbie mrscrlaire est très fréquente. Les saillies des éminences thénar et hypothénar ont disparu; la main est aplatie, véritable main simienne.

On peut constater aussi une différence de pression artérielle (GurLLauw et CRouzoN\).

PARALYSIE RADICULAIRE TOTALE

Cette troisième variété est très peu fréquente. Il faut un traumatisme considérable, de violentes tractions sur la tête. L'incurabilité est certaine. La para- Iysie intéresse aussi bien Ja main et l’avant-bras que le bras et l'épaule. Tous les mouvements sont impossibles. Le membre flasque pend inerte le long du corps, en pronation forcée, la paume de la main regardant en arrière et en dehors.

L'anesthésie est complète à la main et à l’avantbras. Elle respecte la région interne du bras et de l’épaule. >

Fes phénomènes oculo-pupillaires existent comme dans le type KzümPKe.

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On rencontre encore des troubles trophiques : de la cyanose, du refroidissement, de la sécheresse des téguments; les ongles deviennent épais, cassants, s’incurvent et se strient. Ces troubles seraient plutôt des complications qui viennent ageraver le pronostic.

La paralysie totale rétrocède d'ailleurs dans la ma- Jorité des cas et il persiste soit une paralysie supérieure, soit une paralysie inférieure.

Les atrophies musculaires sont rapides et s’accom-: pagnent souvent de rétractions tendineuses avec positions secondaires vicieuses des membres.

A côté de ces trois types principaux, il existe de nombreux cas intermédiaires. Parfois l'existence de la paralysie des extenseurs de la main fait hésiter pour la classification : si la paralysie guérit en 6 ou 8 semaines, c'est qu'il s'agissait d’un type supérieur aggravé, le pronostic est bon; si elle ne guérit pas dans ce laps de temps, c’est qu'on avait affaire au type total dont l'avenir est bien plus réservé.

SEVER a remarqué que sur 394 cas du type supérieur, ces petits malades présentaient dans une proportion de 5 % une paralysie partielle ou totale de la main.

SIOnS.

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