‹ A propos d'un cas de pyélonéphrite à gonococques chez un enfantChapitre 10 sur 23 · II. — SYMPTOMATOLOGIE · texte numérisé non relu

II. — SYMPTOMATOLOGIE

L'insuffisance des documents rend difficile l’exposition du tableau clinique des pyélonéphrites à gonocoques de l'enfance.

Toutefois, en nous appuyant sur les faits constatés chez l'adulte, nous dirons que la symptomatologie des pyélites à gonocoques ne répond pas à un type

fes

clinique particulier et ne diffère pas de celle des pyélites en général.

Tout au-plus signale-t-on, à la période de début

des pyélites à gonocoques de l'enfant, un stade plus ou moins marqué de vulvo-vaginite!

- Ilen résulte que la vulvo-vaginite occupe une place primordiale dans la description clinique des pyélonéphrites gonococciques. Aussi nous permettronsnous d’insister sur les formes plus ou moins différentes qu'elle est susceptible de revêtir.

C’est ainsi que, dans une première forme, on peut voir la vulvo-vaginite débuter par un épisode aigu : démangeaisons, sensation de brûlure à la vulve, écoulement vaginal abondant, avec réaction inflammatoire cutanée de voisinage.

Au bout de quelques jours, ces symptômes s’amendent peu à peu pour revêtir une allure subaiguë:

Il n’est pas exceptionnel de voir l’état général compromis et traduire son atteinte, discrètement d’ailleurs, par un état fébrile assez marqué, de la pâleur, du nervosisme et de l’amaigrissement.

Une autre forme se caractérise par l'allure insidieuse de son évolution. Il se peut d’ailleurs qu’en pareil cas, la période aiguë, très brève, ait passé inaperçue. /

L'écoulement vaginal et l’irritation cutanée ‘passent, d'ordinaire, à la chronicité.

Quoi qu'il en soit, les pyélonéphrites qui succèdent à ces vulvo-vaginites présentent elles-mêmes une

phase aiguë, une phase subaiguë et une phase chronique souvent très longue, qui retentit presque fatalement sur l’état général. :

C’est Fexamen bactériologique des urines qui permet seul l'identification du microbe en cause.

Page 1