‹ A propos d'un cas de pyélonéphrite à gonococques chez un enfantChapitre 15 sur 23 · A0 ES · texte numérisé non relu

A0 ES

2° La voie ascendante est rare. Malgré ses deux grands défenseurs. Albarran et Hallé, malgré les expériences déjà anciennes de Lewin et Goldsmith, puis de D. Courtade et de J.-F. Guyon, qui montrent le reflux dans l’uretère des liquides injectés dans la vessie, si tous les auteurs admettent aujourd’hui la possibilité de l’infection ascendante, ils la réservent aux cas des vieux urinaires, des prostatiques et des rétrécis. En effet, ces malades présentent de l’infection vésicale, due le plus souvent à des cathétérismes défectueux, et chez eux la rétention urinaire conditionne la propagation ascendante de l'infection jusqu'au bassinet.

3° La voie hématogène est la voie classique. Il y « septicémie plus ou moins apparente cliniquement avant la localisation pyélitique.

Bar, en 1904, a mis en évidence cette période de septicémie « présuppurative ».

Les travaux d'Heitz-Boyer, de H. Vincent, de Widal, de Lemierre, ont apporté les démonstrations de l’hémoculture et des faits expérimentaux à l'appui de l'hypothèse de la voie hématogène.

Chez l'enfant. — Si chez l'adulte la voie hématogène est la voie principale de l'infection pyélitique, elle paraît être la voie unique des pyélites des enfants.

En effet, chez eux, les affections de l'arbre urinaire inférieur n'existent pas, exception faite pour les cas assez rares en nos pays, de lithiase vésicale.

Re à le

Chez les enfants, les pyélites sont consécutives à des infections générales ou à des localisations infectieuses à distance.

Page 1