CHAPITRE TI
HÉMATOLOGIE DES SPLÉNECTOMISÉS QUELQUES RÉFLEXIONS À PROPOS DE NOTRE CAS PERSONNEL
Il est indubitable que la suppression d'un organe aussi important que la rate doit se traduire, dans l'organisme qui en est privé, par des modifications importantes à bien connaître. Le rôle hématopoïétique de la rate étant des mieux connus, la numération et l'identification des divers éléments sanguins étant d'autre part facile depuis l'emploi de techniques simplifiées, il est naturel que lattention des chercheurs ait été dirigée principalement du côté des changements dans la ie sanguine que fait naître la splénectomie.
Comme, et nous le répétons encore, notre intention
n'est pas d’être complet, nous laisserons de côté les
transformations humorales recherchées ou constatées chez les splénectomisés ; la résistance aux diverses infections et intoxications des animaux dératés à fait l’objet
Le de mémoires spéciaux fort documentés (Thèse de Beau. Lyon, 1901-02), qui n'ont d'ailleurs pas encore fait la lumière complète sur celle question.
Notre but est beaucoup plus modeste. Partant de. notre observation au cours de laquelle deux examens de sang ont pu être pratiqués, nous avons réuni quelques cas superposables au nôtre afin d’en tirer quelques conclusions pratiques. Nous tâcherons ensuite d'expliquer pourquoi nos examens sont différents des autres.
Afin de mettre quelque clarté dans notre exposé, nous aurons recours d'abord à quelques énoncés théoriques que, bien que connus, on nous pardonnera de remettre sous les yeux du lecteur. Nous serons d'ailleurs très brefs.
À l'état normal et suivant la conception d'Ehrlich, les éléments figurés du sang peuvent être répartis en deux variétés ; ceux de la série Iÿymphogène et ceux de la série myélogèneé. A la première catégorie — lymphogène — appartiennent les plaquettes du sang (hématoblastes de Hayem) et les mononucléaires petits, moyens et grands; à la série myélogène appartiennent les globules rouges, les polynucléaires ordinaires, les éosinophiles et les cellules blanches à type de mastzellen.
Notre travail ne veut en aucune manière être doctrinal : il nous manquerait du reste les éléments nécessaires à à une discussion théorique ; nous nous en tiendrons au fait et à ses résultats pratiques.
Sans donc entrer dans les discussions qu'ont soulevé les origines réelles des divers éléments figurés du sang, un fait semble acquis à l'heure actuelle, tout au moins en ce qui concerne l’état normal et de repos. Les globules blancs à protoplasma clair sont d'origine lympbhatique (ganglions, rate, etc.). Les globules blancs à proto-
An hr