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Puis Camus, (1917) prouve que, pour obtenir une vaccine généralisée par voie sanguine, il existe une quantité minima de virus variable suivant l’espèce animale. Si l’on n’introduit que de très petites doses de virus, l’immunisation s’installe lentement, sans signes généraux et sans éruption. Le temps d’incubation de l’exanthème vaccinal est court (3 à 4 jours) indépendant de la quantité virulente injectée, qui influerait sur les modalités de l’exanthème et l’intensité de la réaction générale.
Des travaux récents ont tenté de prouver la diffusion plus ou moins fréquente de virus vaccinal, retrouvé dans le sang et dans les organes, après injection dans la peau. Chez l’homme cuti-vacciné (primoinoculation) le virus est retrouvé dans le sang, du 3 au 10 jour:
6 fois sur 75 (GILDEMEISTER et HizGus, 1930).
47 fois sur 180 (ECKSTEIN, 1931).
1 seule fois sur 68 enfants vaccinés (LEHMANN, 1934).
La divergence de ces résultats serait peut-être expliquée par les recherches de PLoTZz (1927) sur la manière dont le virus se répand dans la peau après cuti-inoculation. Le virus gagne les téguments de proche en proche jusqu’au 4° jour, puis lorsque la pustule est constituée, on ne retrouve plus le virus dans la peau, il n'existe qu’à l’endroit de la lésion.
La dimension des scarifications, la quantité de virus sont des facteurs d’extension.
Le virus se fixerait sur les globules blancs (SMmrTH,
HACKENTHAL) et non sur les hématies. Il aurait une affinité spéciale pour les cellules nerveuses et pour les cellules germinatives du testicule et de l'ovaire. Après inoculation endo-veineuse sur les animaux, le virus vaccinal se retrouve dans tous les tissus ectoendodermiques ainsi que dans les cellules de la lignée génitale.
Les autres voies d’inoculation digestive, péritonéale testiculaire, cérébrale, créent l’immunité et donnent lieu à des lésions locales (dont les plus intéressantes sont l’encéphalite et l’orchite vaccinales) sans manifestations cutanées.
Il en est de même pour la voie sous-cutanée qui confère une immunité solide, (GALLARDO et SAENZ. Presse médicale 1937). On constate seulement une rougeur transitoire et un nodule dans la zone injectée.
La voie cornéenne, un peu spéciale, sert surtout à l’'expérimentation et au diagnostic histologique de la vaccine, grâce aux corpuscules de GUARNIERI, nichés dans les cellules de lépithélium cornéen; mais l’inoculation au testicule de lapin est beaucoup plus sensible.
Les mitoses cellulaires jouent un grand rôle dans la pullulation du virus vaccin, comme l’a montré LE- VADITI, avec NicOLAU 1923 et avec SCHOEN 1936, en le cultivant avec des néoplasmes épithéliaux.
Nous pouvons rapprocher de ces expériences, l’observation clinique de TURPIN, qui constata au niveau des pustules vaccinales des métastases d’un lympho-
sarcome.