‹ À propos d'un cas de vaccine généraliséeChapitre 27 sur 30 · ROLE DU TERRAIN · texte numérisé non relu

ROLE DU TERRAIN

Dans le déterminisme d’une maladie interviennent deux facteurs : la virulence du germe, d’une part, et d'autre part, la réceptivité du-sujet.

Si pour CAMuSs, la virulence du germe, la dose du vaccin. le mode d’inoculation, paraissent jouer le rôle essentiel dans l’éclosion d’une vaccine généralisée expérimentale, CHAUVEAU, JEANSELME, et tous les cliniciens, insistent à juste titre sur l’importance primordiale du terrain.

Les expériences de CALMETTE et GUÉRIN, montrèrent qu'après inoculation par voie sanguine les pustules apparaissaient exclusivement dans les régions rasées, une érosion cutanée minime semblait indispensable pour localiser l’infection.

Dans la vaccine généralisée, les lésions cutanées constituent un point d’appel pour l’extension. Cliniquement, le terrain sur lequel se déclare la vaccine généralisée est très particulier.

Il s’agit presque toujours d'individus dont l’épiderme est sensibilisé d’avance par une affection chronique. L’examen, la plupart du temps, mettra en évidence des lésions actuelles, évolutives, même très atténuées, sur lesquelles viendra se greffer l’éruption pustuleuse, Parfois, il ne décèle aucune

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lésion dermatologique préexistante; mais l’interrogatoire méthodique retrouvera une diathèse toute particulière, d’anciennes poussées d’eczéma ou d’impétigo, des crises d’urticaire, de la furonculose, ou ces érythèmes mal définis, parfois saisonniers, d’origine toxique, alimentaire, médicamenteuse.

C’est l’eczéma qu’on rencontre le plus souvent associé à la vaccine généralisée, comme dans notre observation inédite où la sage-femme qui vaccina l’enfant n’avait pas pris garde aux placards d’eczéma très atténués qu’il présentait, comme dans l’observation intéressante d'HALLÉ, d’un jumeau eczémateux, non vacciné par précaution, mais contaminé par son frère (Observation XI).

Trois autres de nos malades étaient affligés d’eczéma (Observations II, VII, VIII).

Dans le cas de LORTAT-JACOB, LEGRAIN et SOLENTE, (Observation V), il s’agissait d’un prurigo-eczématisé.

JEANSELME a observé chez une malade atteinte de mycosis fongoide, une vaccine généralisée curable, qui eut même une remarquable action curative sur de grosses tumeurs mycosiques.

On a cité aussi des cas de vaccine généralisée associée à la lèpre, à la gale, à l’impétigo. La vaccine généralisée peut coexister avec une encéphalite postvaccinale (Observations VI et VII et cas de RicARDO JorGo, NETTER, - WEICHSEL, GirrA, in LEvaADITI et LÉ- PINE Op. cité).

Les manifestations cutanées-ne sont alors qu’un

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épiphénomène auprès des réactions nerveuses qui donnent l’accent au tableau clinique.

Faut-il incriminer une virulence plus grande du virus vaccinal ou une affinité neurotrope élective ?

Cependant, en Hollande, foyer de lépidémie, la complication est survenue quelle que soit la souche utilisée. Le seul facteur étiologique digne d’être retenu est l’âge : l’encéphalite post-vaccinale est rare avant un an. Aussi est-on tenté d’attribuer une certaine importance au tempérament du malade.

bia.

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