‹ A Propos d'un Kyste Multiloculaire de l'ÉpididymeChapitre 7 sur 17 · SO) FEES · texte numérisé non relu

SO) FEES

sus et sous-épididymaires. Les kystes sus-épididymaires sont de beaucoup les plus fréquents.

De plus, ils peuvent ne pas se trouver isolés d’un côté seulement et l'observation qui nous servit de point de départ montre la bilatéralité possible de cette affection.

Le contenu des kystes de l’épididyme est difrérent de celui du liquide d’hydrocèle qui est plus ou moins citrin. Il est tantôt clair comme de l’eau, tantôt opalescent ou franchement laiteux. L’aspect lactescent des kystes est dû à la présence dans leur intérieur d’une quantité considérable de spermatozoïdes qui leur fait donner le nom de kystes spermatiques, sans qu’on puisse affirmer que le contenu spermatique de ces kystes implique nécessairement leur origine aux dépens d’une partie du canal épididymaire, la communication des kystes et du tube épididymaire pouvant n’être que secondaire.

ETIOLOGIE

Au sujet des causes de cette affection, les documents sont très incomplets. En général, l’étiologie en est assez obscure.

D'abord, les malades ne se sont présentés au chirurgien qu’au bout d’un temps plus ou moins long, parfois plusieurs années après le début de l'affection. Il est encore bien difficile, dans ces cas, à moins de s’en rapporter au souvenir du malade, de remonter, d’une manière certaine, à l’origine de la maladie.

La plupart du temps aussi, quand il est question de kystes de l’épididyme, il n’est fait mention que de l’examen anatomique des kystes et la partie clinique est à peu près entièrement laissée de côté.

I1 existe néanmoins quelques exemples où les traumatismes de diverses natures aient été nette-

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ment le point de départ de ces kystes. Les traumatismes dont nous voulons parler sont tantôt un effort, tantôt une contusion directe, tantôt une chute, etc. |

Ainsi, SÉDILLOT nous parle d’un individu qui’ au moment du paroxysme génital, fait un effort suprême pour empêcher l’acte de s’accomplir entièrement. Il éprouve une sensation de déchirure et, peu après, il constate une petite tumeur des bourses.

Un malade de GossELIN fait un grand effort pour retenir un fardeau, il ressent une vive douleur. Quelques jours après apparaissait un kyste.

MARCÉ, HUGUET, CURLING, DELATTRE, DUPLAY, DAvE, BRICARD nous citent chacun un ou plusieurs exemples où cette origine est expressément invoquée et, ajoute REczuSs (Article sur la pathogénie des kystes spermatiques, numéro 17 Décembre 1886 de la « Gazette Hebdomadaire de Médecine et de Chirurgie »), nous la relevons dans plus de un tiers de nos cas ».

DELADRIÈRE et quelques auteurs insistent sur l’importance étiologique de blennorhagies antérieures, surtout d’épididymites, dont l’action pourrait être d’oblitérer quelques cônes efférents. (Thèse de BrrAN).

Il semble que cette assertion soit au moins exa-

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