COMMENT MAINTENIR CETTE RÉDUCTION
Nous possédons ainsi, grâce à cette broche transfixiant l’olécrâne et adaptée à un étrier tenseur, un excellent et solide agent de traction. Comment l’utiliser ? Deux solutions s’offrent alors :
19 Placer le bras dans un appareil à extension continue du type Rouvillois ou Pouliquen.
Mais l’appareil de PouLIQUEN ne permet pas de. placer l’étrier.
Quant à celui de Rouvizzois, afin d’obtenir la place suffisante pour poser l’étrier, 1l est nécessaire d'ajouter une pièce métallique en U destinée à prolonger la partie inférieure de la pièce humérale où s'attache le tracteur.
L’appareillage ainsi réalisé présente un certain nombre d'avantages sur le Rouvillois classique.
— la traction est supérieure à la traction obtenue par bandes adhésives ;
— elle évite la compression du pli du coüùde ;
— sous le contrôle de la radioscopie il est très facile de modifier l’intensité de la traction, en relâ-
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chant le lien qui tire sur l’étrier. C’est d’ailleurs de cette façon qu’on s'aperçoit de la valeur de la traction par broche, car, même peu marquée, elle amène un écartement important des deux fragments.
Mais cette installation présente quelques inconvénients :
a) l’olécrâne supporte mal la broche au delà d’un délai de huit jours, malgré le débridement des orifices d'entrée et de sortie, malgré les pansements quotidiens au Baume du Pérou ; assez rapidement apparaissent de l’œdème et de la rougeur. Ces troubles sont d’ailleurs sans gravité et rétrocèdent rapidement dès l'extraction de la broche.
b) la traction se fait par l’intermédiaire des me ments articulaires et une tension longtemps soutenue pourrait éventuellement amener quelque désordre dans l’architecture de l’articulation du coude.
c) l’étrier est lourd, encombrant, et mal supporté du fait que le coude est souvent coincé entre ses deux branches. L’appareillage demande à être constamment surveillé.
d) mais surtout, seul, le problème de la traction est résolu. L’appareillage reste aussi peu pratique que ceux que nous critiquions au début de cet exposé.
20 Une deuxième solution s’offre alors :
1) Profiter de la traction excellente réalisée par la broche.
2) Réduire.
3) Fixer dans un appareil plâtré peu encombrant.
Line
4) Retirer la broche immédiatement après dessiccation du plâtre.
Le plâtre cireulaire à point d’appui antibrachial
On s’est donc efforcé de réaliser un appareil plâtré immobilisant sur le bras l’avant-bras fléchi à 900.
Seul l’avant-bras est ainsi immobilisé, les articulations scapulo-humérale et radio-carpienne sont absolument libres. L'appareil plâtré imaginé ne comprime n1 le pli du coude, ni le creux axillaire ; cependant il doit remonter assez haut sur la face externe du bras, afin d'empêcher l’abduction du fragment supérieur.
Sur les photographies reproduites ci-contre, on juge de l’ensemble de cet appareil plâtré, dont la confection ne présente par ailleurs aucune difficulté.