‹ À Propos d'un Mode de Traitement des Fractures Fermées de la Diaphyse HuméraleChapitre 9 sur 14 · TECHNIQUE DE L'ABLATION DE LA BROCHE · texte numérisé non relu

TECHNIQUE DE L'ABLATION DE LA BROCHE

Avec une bonne pince coupante on sectionne la broche au ras de la peau ; on procède ensuite à l’iodage du moignon de broche qui doit retraverser l’olécrâne ; il ne reste plus qu'à ürer rapidement du côté opposé. Un léger pansement au baume obture les orifices olécraniens.

Les suites de cette petite intervention sont sans histoire ; un ou deux pansements, et cet embrochement de l’olécrâne ne sera plus qu’un souvenir.

‘Toute la manœuvre a demandé environ vingt minutes ; le blessé est alors complètement réveillé, sa fracture est réduite, et surtout maintenue dans un appareil qui va lui permettre une vie relativement active et la possibilité de s’habiller et: de circuler.

Dès que le plâtre est sec, une bonne précaution consiste à découper des fenêtres sur les faces externe et interne du bras ;: ce qui permettra, en effet, de corriger un léger déplacement secondaire à l’aide de coton bourré à l'intérieur de l'appareil plâtré au moyen d'une petite latte de bois, telle un -abaisselangue. Ces orifices permettront également de combler les vides laissés par la résorption de l’œdème. C’est ainsi qu'en surveillant au cours des jours suivants les fragments osseux à la radioscopie, il sera possible de maintenir une exacte réduction de la fracture, tandis que l'appareil se trouvera allégé du fait même de la taille de ces fenêtres dans son épaisseur.

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Quant au chevauchement lui-même, il lui sera impossible de se reproduire à cause du poïds du segment anti-brachial de l’appareil augmentant celui

de l’avant-bras, et constituant en pratique un élé-

ment de contre-extension suffisant pour vaincre la rétraction musculaire.

Si l’on éprouve, du fait de la pose d’un plâtre circulaire à l’avant-bras, quelque crainte au sujet de la compression possible des vaisseaux de cette région, on péut fendre le plâtre anti-brachial et réunir les deux bords de l’incision par une bande adhésive.

La durée de l’immobilisation n’excède pas celle qu'impose le port des autres appareils, c’est-à-dire

trente à quarante-cinq Jours avec toutes les varia-

tions inhérentes chez divers individus au retard causé à la formation du cal.

Quand celui-ci est repérable à la radio, le blessé est déplâtré. L’articulation du coude, par la mécanothérapie, retrouve en peu de jours l'intégrité de ses mouvements. [l est bien entendu que les massages restent formellement proscrits.

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