‹ A propos d'une épidémie de poliomyélite aiguë en Cote-d'OrChapitre 29 sur 39 · HORS · texte numérisé non relu

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Netter et Triboulet ont insisté d’autre part sur le nombre des méningites curables, d’allure épidémique, vraisemblablement provoquées par le médullovirus. Ce qui laisserait supposer qu’il peut exister de petites épidémies où la forme méningée pure soit la seule observée « certaines convulsions des nourrissons peuvent vraisemblablement être rapportées à des lésions des enveloppes encéphaliques non sans analogies avec celles de la forme cérébrale de la maladie de Heine Medin; l’atteinte cérébrale passe inaperçue en raison du jeune âge et se révèle seulement plus tard par des troubles intellectuels. Certains cas d’épilepsie, dite essentielle, paraissant, dans l'enfance ou l’adolescence, pourraient sans doute se rapporter à cette cause pas-

sée inaperçue » (Claude, traité de neurologie, p. 139).

Formes cérébrales et ercéphalite

En effet, si le virus poliomyélitique étend son action en surface jusqu'aux méninges rachidiennes et cérébrales, il ne laisse pas toujours indemne non plus l’appareil encéphalique lui-même. Si la forme cérébrale de la poliomyélite est rare, son existence n’en est pas moins indéniable. Il arrive que l’on observe la coexistence d’un foyer encéphalique et d’un foyer médullaire. Cette association détermine des symptômes assez complexes : crises convulsives coexistant avec une paraplégie flasque paraplégie flasque et aphasie transitoire, etc.

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Mais les cas les plus fréquents sont ceux où la localisation cérébrale est isolée seule, alors leur apparition au cours d’une épidémie permet de les rapporter à leur véritable cause.

En effet l’encéphalite épidémique, dans ses formes basses et périphériques, donne lieu à des paralysies s’accompagnant ultérieureuement d’atrophie. En 1917, Cruchet, Moutiers et Calmette rattachèrent à l’encéphalite des syndromes de radiculo-névrite ; en 1920, Sicard décrivit les formes paraplégiques de l’encéphalite. Mais les paralysies encéphalitiques furent surtout bien connues après les études des auteurs lyonnais MM. Bériel et Devic. Ce sont, en général, des paralysies flasques avec abolition des réflexes. Les muscles les plus souvent atteints sont ceux de la racine des membres comme dans les myopathies. Ce qui les caractérise, c’est leur tendance à la diffusion. De plus, le retour de la motilité est lent, global et à peu près uniforme pour tous les muscles atteints. Le syndrome infectieux est souvent moins accusé que dans Ia poliomyélite, l’évolution est généralement bien différente. D’autre part, s’il s’agit de poliomyélite, l’intelligence est en général intacte. Néanmoins, comme l’encéphalite, la maladie de Heine Medin peut s’accompagner de somnolence, de troubles oculaires, de myoclonies (observations XIII, IV); d’autre part, le liquide céphalo-rachidien présente les modifications identiques caractéristiques d’une réaction méningée en tout comparable à celle de l’encéphalite.

Dans ces cas, des nuances seules permettent d’éta-

blir le diagnostic. Ces faits posent le problème de

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