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b) Les ligaments : Les ailerons de la rotule sont très altérés. Tandis que, dans les luxations permanentes, l’aileron externe est définitivement rétréei et rétracté, et que l’aileron interne est distendu d’une façon constante, dans les luxations intermittentes, laileron externe est beaucoup moins rétracté, et l’aileron interne paraît distendu, mais non point d’une façon définitive. Il ressemble, comme l’a dit Germain, à un morceau de caoutchouc.
Les ligaments croisés ont subi un allongement considérable, ce qui explique les mouvements de latéralité.
Le ligament rotulien est grèle, dirigé de haut en bas et de dehors en dedans.
Dans un cas cité par Bousquet, il était même absent : « En faisant contracter les muscles de la cuisse à notre malade, nous n'avons pt découvrir quoi que ce soit . rappelant le tendon rotulien. La tubérosité antérieure du tibia est bien développée, mais aucun tendon ne s’insère sur elle. Les rotules semblent fixées par des expansions aponévrotiques, qui se tendent sous la contraction musculaire.
Pour terminer, disons qu’on à noté parfois de lhydarthrose dans les observations de Michaelis, Poncet,
Legueu.
ÉTIOLOGIE
Ce qui frappe d’abord, c’est la rareté de la luxation congénitale de la rotule. Rarement on la constate à la naissance ; en général l’entourage ne s’en aperçoit que lorsque l'enfant commence à marcher. Souvent même ce n'est qu'à l'adolescence que la malformation est reconnue, les traumatismes venant aider la prédisposition et créer la luxation. d
L'influence du sexe ne nous retiendra pas. Disons simplement que Philippe a noté 58 cas dans le sexe masculin et 39 dans le sexe féminin.
L'hérédité a une grosse importance. Dupuytren fut le premier qui reconnut et soutint l'influence de l'hérédité. Malgaigne s’éleva contre cette théorie : « Ges transmissions héréditaires sont des exceptions, même assez rares ; ordinairement, les parents affectés de luxation engendrent des enfants sains, et c’est de parents sains que proviennent la plupart des luxations congénitales. »
Malgaigne non seulement exagérait, mais se trompait, et si dans notre observation inédite nous n'avons pu citer aucune malformation congénitale, e’est que l'interrogatoire très difficile et effectué dans de mauvaises
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conditions fut forcément impréeis. Lorsqu'on parcourt, au contraire, les différentes observations publiées dans la littérature médicale, on emporte une toute autre impression. Ainsi Shapleigh a noté la luxation dans quatre généralions successives, et Steindler cite 5 cas où plusieurs membres d'une même famille portaient trace de la malformation congénitale. Notons encore, et citons-le sous toutes réserves, que la luxation congénitale de la rotule semble plutôt se transmettre de mâle en mâle.
Après l'hérédité, ce qui frappe dans cette étude de la luxation congénitale de la rotule, c'est la coexistence fréquente d’autres malformations congénitales avec cette affection. '
C'est ainsi que le malade de Prewitt présentait de la syndactylie des 4° et 5° orteils de chaque pied, tandis que celui de Middeldorpf avait un pied varus équin et une contracture du tendon d’Achille à gauche.
De même Masse cite l'observation d’un garçon de 3 ans ‘qui avait des contractures multiples et un double pied
. valgus.
Les luxations congénitales de la hanche se retrouvent aussi chez les malades de Bradford et de Friedlander. Ceux de Bernacchi, de Judet et de Touchard présentaient de la cryptorchidie bilatérale.
Kirmisson note, accompagnant une luxation congénitale de la rotule, un affaissement des deux voûtes plan-
taires, un double hallus-valgus, les deux coudes en valgus et de l’asymétrie faciale. |
Citons encore l'absence ou l’atrophie du condyle fémoral qui non seulement est concomitant, mais prédispose encore à la malformation.
Enfin c’est surtout le genu valgqum qui doit retenir notre attention, C’est qu’en effet non seulement il est