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très fréquent d'observer un certain degré de genu valgum dans la plupart des cas de luxation de la rotule, mais encore on peul dire que, si le genu valgum peut amener secondairement la luxation, celle-ci peut créer à son tour l’apparition de celui-là.
Malgaigne nous dit: « Le genu valgum exagère l’obliquité de l’action du quadriceps et assujettit l’aileron interne à une distension continuelle qui va de pair avec la rétraction de l’aileron externe. La difformité s’accompagne même parfois de la rotation externe de la jambe et de l’hyperextension du genou. Dès lors, attirée plus que de raison en dehors, mal soutenue par son aileron insuffisant et soulevée au-dessus de la trochlée, la rotule ne trouve plus aucun empêchement à dépasser le condyle externe et à se luxer en dehors. »
Cette explication est logique, elle concorde avec les faits, mais elle ne concorde qu'avec certains faits: car, chez les malades porteurs de genu valgum, on observe plutôt une subluxation rotulienne qu’une luxation réelle. = IT serait plus logique d'admettre, avec Kirmisson et
Hoffa, que la direction anormale du quadriceps rejeté en dehors par la rotule provoque le genu valgum.
En l'absence de commémoratifs précis, il est bien difficile d'établir quelle a été la lésion primitive.
Avant d'abandonner ce chapitre sur l'étiologie, il nous paraît utile de dire un mot des différentes diathèses qui pourraient entrer en ligne de compte. On a cherché sans succès des traces de syphilis ; par contre, les malades présentent souvent des séquelles de diathèses serofuleuse, rachitique ou tuberculeuse. Témoins le malade de Ménard qui a un mal de Pott, celui de Ridlon qui est porteur d'un chapelet rachitique.